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Contrôle de l’action gouvernementale : Bacary Sarr mise sur le renforcement des capacités des attachés parlementaires

Le ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions, à travers la Direction des Relations avec les Institutions (DRI), a organisé, ce mardi 20 octobre 2026, un atelier de renforcement des capacités des attachés parlementaires autour du thème : « Les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale par le Législatif : modalités de mise en œuvre ». La rencontre s’est tenue sous la présidence du ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Dr Bacary Sarr, en présence de plusieurs autorités administratives et institutionnelles.

Cet atelier vise à renforcer les compétences des attachés parlementaires afin d’améliorer la communication entre le Gouvernement et l’Assemblée nationale, mais également de rendre plus efficace le suivi des dossiers et des activités relevant des relations entre les deux pouvoirs.

Dans son discours d’ouverture, le ministre Dr Bacary Sarr a rappelé l’importance de la séparation des pouvoirs dans l’organisation institutionnelle du Sénégal. L’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire disposent chacun de prérogatives définies par la Constitution et les textes en vigueur.

Dans cette architecture institutionnelle, le ministère chargé des Relations avec les Institutions joue un rôle essentiel de coordination, d’appui, de représentation et de suivi des relations entre les différentes institutions de la République. Cette mission est notamment mise en œuvre par la Direction des Relations avec les Institutions, qui s’appuie sur les attachés parlementaires désignés au sein des différents ministères.

Le ministre a souligné que ces derniers constituent des points focaux indispensables pour assurer la fluidité des échanges entre les départements ministériels et l’Assemblée nationale. Leur rôle consiste notamment à faciliter la transmission des informations, à assurer le suivi des dossiers et à contribuer à une meilleure coordination du travail institutionnel.

Revenant sur l’évolution de cette fonction, Dr Bacary Sarr a rappelé que, dès 2001, une instruction du Premier ministre avait demandé à chaque ministre de désigner un correspondant parlementaire au sein de son département. Cette orientation a ensuite été confortée par une circulaire en 2012.

Il a également précisé que les attachés parlementaires sont généralement désignés par binôme, l’un issu du cabinet ministériel et l’autre de l’administration générale, afin de garantir la continuité du service et la rapidité des échanges.

Insistant sur les responsabilités qui leur incombent, Dr Bacary Sarr a tenu à préciser que la fonction d’attaché parlementaire ne constitue pas un statut particulier et n’ouvre pas automatiquement droit à des avantages spécifiques. Elle représente plutôt un engagement professionnel au service de la qualité des relations entre l’Exécutif et le Législatif.

« Ce que mon département attend de vous, en marge des fonctions que vous assumez dans vos ministères respectifs, c’est une contribution à l’amélioration de la communication entre les institutions de la République, mais précisément entre l’Assemblée nationale et le Gouvernement », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, l’efficacité de cette mission repose sur trois exigences essentielles : la disponibilité, la célérité et la réactivité. Ces qualités doivent permettre aux attachés parlementaires de mieux accompagner le traitement des dossiers soumis à l’Assemblée nationale et de faciliter les réponses du Gouvernement aux préoccupations exprimées par les députés.

Évoquant le principe de bonne gouvernance inscrit dans la Vision Sénégal 2050, Dr Bacary Sarr a rappelé que l’action publique implique une responsabilité partagée entre l’État, l’administration et l’ensemble des agents qui la composent.

Il a ainsi invité les participants à ne pas limiter leur démarche à l’acquisition de connaissances théoriques, mais à examiner concrètement l’efficacité et les limites des mécanismes de contrôle parlementaire, tout en proposant des pistes d’amélioration de leur mise en œuvre.

L’Assemblée nationale, en tant qu’institution représentant le peuple, exerce en effet une mission de contrôle de l’action gouvernementale à travers différents mécanismes. Ces derniers permettent notamment aux députés d’interpeller le Gouvernement sur ses actions et de rendre compte à leurs mandants de la prise en charge de leurs préoccupations.

Prenant également la parole, la directrice des Relations avec les Institutions, Mme Seynabou Mbaye Guèye, a insisté sur l’importance de poursuivre les efforts de renforcement des capacités des attachés parlementaires.

Revenant sur l’histoire de la modernisation de l’Assemblée nationale, elle a évoqué les initiatives qui avaient permis, par le passé, de mettre en place des dispositifs d’assistance technique aux députés, notamment à travers le recrutement des premiers assistants parlementaires

Elle a également rappelé les avancées enregistrées dans l’amélioration des conditions de travail parlementaire, notamment les dispositifs d’interprétation en langues nationales et les programmes d’accompagnement linguistique destinés à certains élus.

Pour la directrice de la DRI, ces expériences démontrent la pertinence des programmes de renforcement des capacités et la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour améliorer la qualité du travail institutionnel.

Mme Seynabou Mbaye Guèye a toutefois relevé que la mobilité des agents, les changements de gouvernement et le renouvellement régulier des attachés parlementaires rendent nécessaire une mise à niveau périodique de leurs connaissances.

Elle a ainsi plaidé pour une réflexion concertée sur la mise en place d’un programme de formation continue, en tenant compte des besoins exprimés par les participants et des ressources disponibles.

L’objectif est de permettre aux attachés parlementaires, qu’ils soient nouvellement désignés ou qu’ils exercent cette fonction depuis plusieurs années, de mieux maîtriser les procédures, les délais et les exigences du travail parlementaire.

La directrice a également attiré l’attention sur le respect des délais prévus par le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, soulignant que leur non-respect peut entraîner des conséquences sur le traitement des dossiers et le fonctionnement des relations institutionnelles.Elle a enfin présenté cet atelier comme une première étape devant ouvrir des perspectives pour l’année 2027, avec l’ambition de rendre les interventions de la DRI et des attachés parlementaires plus efficaces et plus efficientes.

L’atelier réunit 55 participants, composés principalement d’attachés parlementaires et d’agents du ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions.

Les travaux portent notamment sur les missions, l’organisation et le fonctionnement de l’Assemblée nationale, les mécanismes de contrôle de l’action gouvernementale par le Législatif, ainsi que les modalités pratiques de leur mise en œuvre et leurs limites.

Les communications présentées en séance plénière doivent permettre aux participants d’actualiser leurs connaissances, d’approfondir leur compréhension des procédures parlementaires et d’identifier des solutions susceptibles d’améliorer le suivi des dossiers entre les ministères et l’Assemblée nationale.

Au terme de cette session, les participants sont appelés à mieux maîtriser les mécanismes de contrôle parlementaire, à renforcer leur contribution au dialogue institutionnel et à soutenir plus efficacement les relations de travail entre le Gouvernement et le pouvoir législatif.

En déclarant officiellement ouverts les travaux, le ministre Dr Bacary Sarr a réaffirmé son engagement à accompagner le développement du programme de renforcement des capacités des attachés parlementaires.

À travers cette initiative, le ministère de la Communication et des Relations avec les Institutions entend consolider une culture de communication permanente entre les institutions de la République, dans le but de promouvoir une administration plus performante, une gouvernance plus efficace et un service public davantage au service des citoyens et du développement durable du Sénégal.

Moussa . DIBA

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