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Interne blessé par balle à Guédiawaye : l’AIAIHS réclame justice et interpelle le ministère de la Santé

L’Association des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux du Sénégal (AIAIHS) a tenu un point de presse ce vendredi 23 octobre 2026 pour dénoncer la blessure par balle réelle d’un de ses membres, atteint alors qu’il se trouvait à son domicile à Guédiawaye. En solidarité avec leur collègue, les internes ont décrété 48 heures de journées noires, les jeudi 22 et vendredi 23 octobre, et réclament que les responsabilités soient établies.

L’Association des Internes et Anciens Internes des Hôpitaux du Sénégal (AIAIHS) est montée au créneau après qu’un de ses membres a été blessé par un projectile lors d’affrontements entre les forces de l’ordre et des manifestants à Guédiawaye, dans la nuit du 20 au 21 octobre 2026. Selon les informations communiquées par l’association, l’interne se trouvait dans son domicile au moment des faits. Il est actuellement pris en charge à l’hôpital Dalal Jamm, où son état clinique est jugé stable.

Face à cette situation, l’AIAIHS a exprimé sa profonde préoccupation et réaffirmé son entière solidarité avec le blessé, sa famille, ses proches et l’ensemble de ses collègues. L’association a également appelé au respect de la vie privée de la victime et invité le public à s’abstenir de diffuser des informations non vérifiées sur son état de santé.

Prenant la parole lors du point de presse, le président de l’AIAIHS, Dr Guory Gning, a expliqué que cette rencontre visait à alerter l’opinion publique nationale et internationale sur la gravité de l’incident.

Selon ses explications, leur collègue aurait été atteint alors qu’il s’était levé pour fermer une fenêtre après avoir entendu du bruit à l’extérieur. Pour le président de l’association, le fait qu’un interne ait été blessé dans son propre domicile soulève de sérieuses inquiétudes quant à la sécurité des citoyens.
« Le domicile est censé être un lieu où le citoyen peut trouver sécurité et protection. Si cet espace ne garantit plus cette sécurité, la situation devient inquiétante », a-t-il fait valoir.

L’AIAIHS exige ainsi que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette blessure et que les responsabilités soient clairement établies. Dr Guory Gning a également indiqué que le procureur avait déjà été informé de la situation, soulignant que la procédure judiciaire était engagée.

En réaction à cet événement, l’association a décrété 48 heures de journées noires, les jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2026. Cette mobilisation vise à témoigner son soutien au collègue blessé, mais aussi à interpeller les autorités sur les conditions de sécurité des internes et des professionnels de santé.

D’après le président de l’AIAIHS, le mouvement a été suivi par les collègues. Il s’inscrit également dans un contexte de mobilisation syndicale plus large dans le secteur de la santé, où des mouvements de grève étaient déjà en cours.

À l’issue de ces 48 heures, l’association entend poursuivre le suivi de la situation et apprécier les suites à donner à son mouvement dès la semaine prochaine. Elle affirme que sa mobilisation reste liée à la nécessité d’obtenir des réponses sur les circonstances de l’incident et de veiller à ce que les responsabilités soient établies.

Au-delà de l’incident de Guédiawaye, le président de l’AIAIHS a soulevé la question des conditions de logement des internes des hôpitaux. Selon lui, la réglementation prévoit que les internes puissent bénéficier d’un logement hospitalier, mais cette disposition ne serait pas effectivement mise en œuvre dans les établissements concernés.

Faute de logements disponibles au sein des hôpitaux, les internes sont contraints de se loger à proximité de leurs lieux de travail afin de pouvoir répondre aux exigences de leur activité professionnelle.

Pour Dr Guory Gning, cette situation mérite une attention particulière, d’autant que le collègue blessé n’était pas en service au moment des faits et n’aurait eu aucun lien, direct ou indirect, avec les événements à l’origine des affrontements.

L’association interpelle ainsi le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, qu’elle appelle à prendre pleinement en considération la sécurité et les conditions de vie des internes. Le président de l’AIAIHS déplore notamment l’absence, selon lui, de réaction administrative concrète de la tutelle depuis la survenue des faits, alors même que le ministère est directement impliqué dans le recrutement et l’encadrement des internes.

À travers cette sortie médiatique, l’AIAIHS réaffirme son exigence de protection des internes et de l’ensemble des professionnels de santé. Elle demande aux autorités compétentes de faire toute la lumière sur la blessure de son membre, d’établir les responsabilités et de prendre des mesures concrètes pour garantir la sécurité des citoyens.

L’association assure qu’elle restera mobilisée jusqu’à ce que des réponses soient apportées à ses préoccupations. Dans l’immédiat, elle appelle chacun à faire preuve de responsabilité, à respecter la vie privée de son collègue et à préserver sa dignité pendant sa prise en charge médicale.

M.Diba

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