
Placée sous le thème : « De la plateforme au parti politique : repenser le contrat social pour un Sénégal souverain, juste, solidaire et prospère », cette rencontre a été présentée par les dirigeants du mouvement comme un véritable acte fondateur destiné à ouvrir « un nouveau chapitre de l’engagement politique ».
Dans son discours, la direction de Taxawu Senegaal a retracé le parcours du mouvement, marqué selon elle par « des victoires, des doutes, des épreuves et des retrouvailles sincères ». Le parti a rendu hommage aux différentes sensibilités politiques et citoyennes ayant accepté de fusionner au sein de la nouvelle formation, saluant « un bel exemple d’unité, de solidarité et de pragmatisme politique ».
Face aux critiques évoquant la naissance d’un énième parti politique, les responsables de Taxawu Senegaal ont tenu à clarifier leur position : « Nous ne sommes pas un parti de plus ». Selon eux, cette nouvelle formation se veut un espace de rassemblement de toutes les composantes sociales du pays : jeunes, femmes, travailleurs, paysans, pêcheurs, étudiants, enseignants et diaspora.
Le discours a fortement insisté sur les difficultés économiques et sociales vécues par les Sénégalais. Le chômage des jeunes, la vie chère, les difficultés du monde rural, la précarité du secteur informel, les inquiétudes des pêcheurs face à l’épuisement des ressources halieutiques ainsi que les attentes des travailleurs ont été largement évoqués.
Les dirigeants du parti ont également dressé un constat critique du contexte politique national, notamment après la dernière élection présidentielle. Ils ont dénoncé les tensions institutionnelles, les controverses juridiques et les fractures sociales ayant marqué cette période, tout en rappelant que « la seule source légitime du pouvoir reste la volonté populaire ».
À travers ce congrès, Taxawu Senegaal entend promouvoir une profonde refondation du contrat social sénégalais. Le parti défend notamment :
● une justice indépendante et impartiale ;
● le respect des libertés publiques ;
● une gouvernance sobre et transparente ;
une décentralisation renforcée ;
● une meilleure répartition des ressources nationales ;
● un accès équitable à l’éducation, à la santé et à l’emploi.
Le nouveau parti plaide également pour une économie « productive et distributive », capable de créer des richesses tout en réduisant les inégalités sociales. Son projet de société repose sur un triptyque présenté comme fondamental : « l’Humain, l’Eau et la Terre ».
Assumant clairement son identité idéologique, Taxawu Senegaal s’est revendiqué du socialisme, appelant les « socialistes de cœur et de raison » à se mobiliser autour d’une alternative politique crédible, loin « des populismes et des promesses sans lendemain ».
Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales, le parti ambitionne de construire une opposition unie et responsable. « L’unité fait notre force, elle fera notre victoire », ont lancé les responsables du mouvement à l’endroit des forces politiques et citoyennes partageant leur vision.
Le Congrès constitutif s’est achevé sur des appels à l’unité nationale, à la justice sociale et à la défense des valeurs démocratiques, sous les slogans : « Vive Taxawu Senegaal », « Vive l’unité de l’opposition » et « Vive le Sénégal ».
Moussa Diba










