À travers cette initiative, les deux institutions ambitionnent de faire de l’accès à l’électricité un véritable moteur de création de richesse en milieu rural. Le partenariat vise notamment à soutenir l’utilisation productive de l’énergie dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, l’irrigation, la transformation locale, l’aquaculture et les activités génératrices de revenus.
Au-delà du financement des projets, le programme met également l’accent sur le renforcement des capacités, la formation et l’accompagnement des jeunes et des femmes entrepreneurs. Des initiatives concrètes telles que les fermes intelligentes ou encore le programme PAVIE 2 seront soutenues afin de réduire les inégalités territoriales et promouvoir une croissance inclusive et durable.
Cette convention s’inscrit dans la dynamique de transformation économique et sociale impulsée par les autorités publiques, avec un accent particulier sur l’inclusion territoriale, la souveraineté alimentaire, la transition énergétique et le développement durable.
Prenant la parole, Mme Aïda Mbodj a souligné que cette convention traduit une vision forte consistant à faire des infrastructures énergétiques un accélérateur de développement économique local. Selon elle, l’objectif est de promouvoir des modèles agricoles innovants, intelligents et durables, capables de créer des emplois verts, de réduire les coûts de production et de renforcer la valorisation des produits locaux.
Elle a également indiqué que ce partenariat permettra de mieux identifier les localités prioritaires, de planifier des infrastructures adaptées et d’accompagner les bénéficiaires vers des modèles économiques viables et durables. Mme Mbodj a rappelé que cette initiative s’aligne pleinement avec la Vision Sénégal 2050 et les orientations définies par le Président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko en matière de transformation économique, de transition énergétique et d’adaptation climatique.
De son côté, Monsieur Jean Michel Sène a qualifié cette signature d’étape majeure dans le renforcement des synergies entre électrification rurale et promotion de l’entrepreneuriat inclusif. Il a expliqué que la complémentarité entre les missions de l’ASER et celles de la DER/FJ s’impose naturellement : l’une œuvre pour l’accès à l’électricité, tandis que l’autre accompagne le financement et le développement des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes.
Le directeur général de l’ASER a révélé qu’en 2025, l’agence avait déjà développé plusieurs usages productifs de l’électricité, notamment à travers des plateformes fonctionnelles, des activités génératrices de revenus et des systèmes de production de glace dans certaines localités rurales. Ces initiatives, selon lui, démontrent que l’électricité ne doit pas seulement éclairer les territoires, mais aussi créer des opportunités économiques et améliorer durablement les conditions de vie des populations.
Il a ajouté que l’ASER consacre déjà une partie importante des financements de ses projets au développement des activités économiques locales, notamment par des mécanismes de formation et d’insertion des jeunes. Grâce à l’expertise de la DER/FJ en matière de financement, d’accompagnement entrepreneurial et de soutien aux initiatives locales, ce partenariat devrait permettre de donner une nouvelle dimension aux résultats déjà obtenus sur le terrain.
Les deux responsables ont enfin réaffirmé leur volonté commune de faire de l’accès à l’électricité un véritable levier de transformation économique et sociale, au service de l’inclusion, de la création de richesse et du développement durable des territoires ruraux du Sénégal.
Moussa Diba










