

Cette activité, tenue en prélude de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, visait à briser les tabous liés aux menstruations et à accompagner les jeunes filles dans leur parcours scolaire à travers des actions concrètes de sensibilisation, de formation et de distribution de kits hygiéniques.
Plusieurs axes majeurs ont structuré cette initiative : des espaces d’échange pour déconstruire les stéréotypes, des conseils sur les bonnes pratiques d’hygiène menstruelle ainsi qu’une distribution de serviettes hygiéniques afin de réduire l’absentéisme scolaire et favoriser l’autonomie des élèves.
Prenant la parole, Monsieur Jean Louis Ndiaye, adjoint au maire de Dakar chargé des affaires éducatives, a insisté sur l’importance de considérer la santé menstruelle comme une question de dignité, de santé publique et de justice sociale.
« Aucune élève ne devrait voir son éducation freinée par les menstruations, par la honte, par l’ignorance ou par le manque de moyens », a-t-il déclaré.
Il a également salué le partenariat avec l’ONG ACDEV, qu’il qualifie de « collaboration gagnant-gagnant », mettant en avant le professionnalisme de l’organisation dans les domaines de la santé reproductive et de l’accompagnement communautaire.
La proviseure du Lycée Kennedy, Madame Fatima Sow Sarr, a, pour sa part, exprimé sa satisfaction quant à la tenue de cette journée, souhaitant qu’elle marque le début d’un partenariat durable.
« Ensemble, faisons en sorte que chaque fille puisse vivre ses menstruations dans la dignité, la sécurité, la connaissance et la sérénité », a-t-elle affirmé.
Elle a aussi salué les consultations gratuites proposées aux élèves par les sages-femmes et psychologues mobilisés pour l’occasion.
De son côté, Madame Athie Demba Sarr, coordonnatrice de l’ONG ACDEV, sage-femme d’État et spécialiste en santé sexuelle et reproductive, a mis l’accent sur la nécessité d’utiliser des protections hygiéniques de qualité et de disposer de toilettes adaptées dans les établissements scolaires.
« Le sang est un bon milieu de culture. Sans une bonne hygiène menstruelle, les risques d’infections augmentent rapidement », a-t-elle expliqué, appelant à davantage d’investissements dans les infrastructures sanitaires scolaires.
Enfin, Monsieur Pape Konare Diaitte, directeur de l’Éducation et de l’Aide à l’Insertion de la Ville de Dakar, a encouragé les jeunes filles à dépasser les préjugés et à poursuivre leurs ambitions sans complexe.
« Ne laissez jamais personne vous faire croire que votre condition naturelle peut limiter vos ambitions », a-t-il lancé aux élèves.
À travers cette journée, la Ville de Dakar et ses partenaires réaffirment leur volonté de promouvoir une école inclusive, protectrice et attentive au bien-être des jeunes filles, afin de garantir leur réussite scolaire et leur épanouissement.
Moussa Diba










