Pendant deux jours, les représentants des ministères sectoriels, institutions publiques, partenaires techniques et financiers et acteurs concernés examinent les résultats d’une étude visant à mettre en place un cadre harmonisé d’indicateurs d’adaptation pour le Sénégal, avec un premier focus sur les secteurs du tourisme et des infrastructures de transport terrestre.
Représentant la Directrice de la DCCTEFV, le Conseiller technique Idy Niang a rappelé que l’ambition du Sénégal, portée notamment par la Vision Sénégal 2050, la CDN 3.0 et le Plan national d’adaptation (PNA), ne peut être pleinement concrétisée sans des outils permettant de mesurer les progrès accomplis et l’efficacité des actions engagées.
Les indicateurs doivent ainsi permettre de mieux orienter la planification sectorielle, d’améliorer le rapportage climatique et d’appuyer la décision publique sur des données fiables.
Pour la CCRS, représentée à l’ouverture par Idrissa Mahamadou Soumana, Responsable du portefeuille des programmes, l’enjeu est également régional. Dans un contexte où les besoins de financement de l’adaptation restent considérables, disposer de données crédibles sur les résultats obtenus constitue un atout pour démontrer l’impact des investissements et renforcer la mobilisation des financements climatiques.
Les travaux techniques ont permis de présenter la méthodologie de l’étude, l’inventaire des indicateurs existants dans les deux secteurs ciblés et l’analyse des principales lacunes.
L’expert et climatologue Ousseynou Dione a ensuite présenté le cadre sectoriel proposé pour les indicateurs d’adaptation dans le tourisme et les infrastructures.Les échanges ont notamment fait ressortir une difficulté majeure : la disponibilité et l’accessibilité des données nécessaires au renseignement des indicateurs.
Les participants ont relevé des insuffisances concernant notamment la disponibilité, la régularité et l’accessibilité des données.Malgré ces contraintes, les résultats de l’étude ont été salués par les participants, qui ont souligné la pertinence du travail réalisé et l’intérêt de disposer désormais d’un cadre structuré pour progresser.
L’objectif de l’atelier est désormais de consolider les propositions, d’examiner les fiches techniques des indicateurs et de recueillir les contributions des acteurs sectoriels afin d’aboutir à un cadre national partagé.Les travaux doivent également déboucher sur une feuille de route pour l’opérationnalisation du système de suivi-évaluation de l’adaptation.
Au-delà de l’exercice technique, l’enjeu est de faire des indicateurs de véritables outils d’aide à la décision, capables d’alimenter la planification, de mesurer les résultats des politiques publiques et de mieux documenter les progrès du Sénégal en matière de résilience climatique.
À travers cette démarche, le Sénégal entend ainsi renforcer une adaptation davantage fondée sur les données, orientée vers les résultats et mieux articulée aux politiques publiques et aux mécanismes de Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens










