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Guinée-Bissau : Albano Nhanque alerte sur des menaces présumées et sollicite la protection des autorités sénégalaises

Le chroniqueur et analyste politique bissau-guinéen ,ingenieur financier, Monsieur Albano Nhanque a tenu, ce lundi 19 octobre 2026, un point de presse à Dakar pour alerter l’opinion publique sur des menaces présumées visant sa sécurité. L’ingénieur financier affirme avoir reçu plusieurs avertissements faisant état d’une possible traque et d’un risque d’enlèvement, dans un contexte marqué, selon lui, par ses récentes prises de position sur la situation politique en Guinée-Bissau.

Face aux représentants de la presse nationale et internationale, Albano Nhanque a expliqué que sa démarche vise à porter la situation à la connaissance de l’opinion publique, à solliciter la protection des autorités compétentes et à attirer l’attention des organisations internationales de défense des droits humains et de la liberté de la presse.

Revenant sur les circonstances de ses premières interventions publiques, Albano Nhanque a indiqué que ses prises de parole remontent au 18 janvier 2026, date à laquelle il a publié un article consacré au carnaval de Guinée-Bissau. Dans cette contribution, il avait évalué à environ 28 milliards de francs CFA les pertes économiques liées à la consommation durant les quatre jours officiels de la manifestation.

Selon lui, cette estimation s’inscrivait dans une réflexion sur les enjeux économiques du pays et sur la nécessité de concilier la valorisation du patrimoine culturel avec les priorités du développement.

Cette publication aurait suscité des réactions et ouvert une polémique. Par la suite, le chroniqueur affirme avoir été invité par plusieurs médias, notamment Sahel le Matin et New Wave, pour analyser la situation sociopolitique de la Guinée-Bissau ainsi que les perspectives d’une éventuelle transition monétaire du franc CFA vers l’Eco.

Albano Nhanque précise que ses interventions reposent sur sa formation d’ingénieur financier et ses préoccupations concernant l’avenir de son pays. Il rejette toute affiliation partisane dans ses prises de position publiques.« Je ne suis pas un acteur engagé dans la politique partisane », a-t-il déclaré, soulignant que ses analyses relèvent, selon lui, de sa responsabilité citoyenne.

Ingénieur financier ensuite détaillé les faits qui ont progressivement renforcé son sentiment d’insécurité. Il affirme qu’un interlocuteur, dont il préfère préserver l’identité, l’a informé de l’existence de personnes qui le rechercheraient au Sénégal, avec l’intention présumée de l’enlever.

D’après son témoignage, d’autres informations lui auraient été communiquées par la suite, faisant état de la présence éventuelle de plusieurs individus susceptibles d’être liés à cette situation.

Albano Nhanque a toutefois tenu à préciser qu’il n’était pas en mesure de vérifier indépendamment l’identité des personnes mentionnées, leur présence effective sur le territoire sénégalais ou leurs intentions réelles.

Il a également relaté un incident survenu le jeudi 15 octobre, aux environs de 11 heures. À son retour d’une pause, il dit avoir aperçu plusieurs hommes de l’autre côté de la route, dont l’apparence lui aurait rappelé les descriptions reçues auparavant. Selon son récit, ces individus auraient ensuite traversé la route avant de repartir à bord d’un taxi.

Le chroniqueur affirme que cette scène, rapprochée des avertissements antérieurs, a accentué ses inquiétudes. Il reconnaît néanmoins ne disposer d’aucun élément permettant d’établir formellement un lien entre ces hommes et les personnes évoquées dans les messages reçus.

« La sécurité doit être prise au sérieux, que les faits soient vérifiés et que la justice puisse suivre son cours », a-t-il déclaré en substance.

Albano Nhanque a indiqué avoir entrepris des démarches auprès de services de police et d’autres interlocuteurs afin de signaler ses préoccupations. Estimant ne pas avoir obtenu, à ce stade, les réponses attendues, il a décidé de s’adresser publiquement aux médias.

Il sollicite ainsi l’attention des autorités sénégalaises afin que sa situation soit examinée et que des mesures de protection appropriées puissent être envisagées, dans le respect des procédures légales.

Le chroniqueur a insisté sur le fait que sa démarche ne vise pas à mettre en cause le Sénégal, pays où il réside, mais à demander l’assistance des institutions compétentes pour pouvoir poursuivre ses activités professionnelles en sécurité.Il a également appelé les autorités de Guinée-Bissau à favoriser un climat politique dans lequel les citoyens peuvent exprimer leurs opinions sans craindre de représailles.

Il souhaite par ailleurs que les Nations unies, les organisations de défense des droits humains et les structures spécialisées dans la liberté de la presse soient informées de sa situation et puissent l’orienter vers les mécanismes de protection adaptés.

Au-delà de son cas personnel, Albano Nhanque a lancé un appel au dialogue, à la concertation et au respect des opinions divergentes. Pour lui, les compétences des citoyens établis à l’étranger doivent pouvoir contribuer au développement de la Guinée-Bissau plutôt que d’être écartées en raison de leurs analyses ou de leurs critiques

.« La violence ne résout pas les différends et ne fait pas disparaître les idées », a-t-il soutenu, plaidant pour des échanges fondés sur les arguments et le respect mutuel.

Dans un contexte politique qu’il décrit comme préoccupant, le chroniqueur estime que la liberté d’expression constitue un droit fondamental et que les divergences doivent être traitées par le dialogue plutôt que par l’intimidation.

À travers cette sortie médiatique à Dakar, Albano Nhanque entend donc faire connaître ses inquiétudes, demander que les faits qu’il rapporte soient vérifiés et obtenir les garanties nécessaires à sa sécurité. Les menaces évoquées lors de son point de presse demeurent toutefois, à ce stade, des allégations rapportées par l’intéressé, dont la vérification relève des autorités compétentes.

Moussa Diba

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