ARTICLE 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest a organisé, en partenariat avec le consortium des organisations de la société civile membres du Comité national du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) et avec l’appui d’Expertise France, un atelier de formation destiné aux acteurs citoyens sur la nouvelle loi relative à l’accès à l’information, adoptée par l’Assemblée nationale le 26 août.
Présidée par Alioune Mballo, représentant de la bonne gouvernance, la rencontre a réuni des responsables d’ARTICLE 19, notamment son directeur régional Alfred Nkuru Bulakali, ainsi que plusieurs porteurs d’engagements du PGO.
Les organisateurs ont rappelé que l’adoption de cette loi constitue une avancée majeure pour la transparence, la redevabilité et la participation citoyenne. Toutefois, son efficacité dépendra de la compréhension et de l’engagement des acteurs concernés, particulièrement les OSC et les institutions assujetties.
L’atelier visait ainsi à former les participants sur le contenu du texte, les mécanismes de demande d’information, l’étendue de son champ d’application, les obligations des administrations, ainsi que les stratégies de dissémination auprès du public.
Dans son intervention, Alioune Mballo a souligné le rôle central des organisations citoyennes dans la mise en œuvre du dispositif :
« Vous êtes les poumons de cette loi ; c’est par votre action que l’information sera réellement accessible à tous. »
Pour Alfred Nkuru Bulakali, l’adoption de ce texte est le résultat d’un travail de longue haleine mené avec les partenaires techniques et les parlementaires :
« Maintenant que la loi existe, notre travail commence. Il nous revient de la vulgariser et d’accompagner les institutions pour qu’elle produise les effets attendus. »
Il a notamment salué l’obtention d’une Commission nationale d’accès à l’information indépendante, ainsi que l’intégration d’un régime de sanctions en cas de refus injustifié.
De son côté, Paul Dominique Correa représentant de Expertise France a rappelé que l’accès à l’information constitue un pilier du gouvernement ouvert et un levier de confiance entre les citoyens et leurs institutions.
Quant à Abdoulaye Ndiaye, point focal des OSC, il a insisté sur l’importance de s’approprier le texte :
« Les citoyens disposent désormais d’un outil puissant ; il nous appartient de le faire vivre. »
Cet atelier marque une nouvelle étape dans l’opérationnalisation de la loi et devra être suivi d’actions de vulgarisation, d’accompagnement institutionnel et de mobilisation nationale pour garantir un véritable accès à l’information au Sénégal.
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