Sous le haut patronage de Son Excellence M. Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique et la 19e Assemblée générale de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) ont officiellement pris fin ce jeudi 6 novembre à Dakar.
La cérémonie de clôture, empreinte de solennité et d’émotion, s’est tenue en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, M. Daouda Ngom, représentant le Chef de l’État, ainsi que du professeur Alioune Badara Kandj, nouveau président de l’AUF et recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), du professeur Slim Khalbous, recteur de l’AUF, et de nombreux universitaires, ambassadeurs, chercheurs, étudiants et partenaires techniques et financiers.
Durant quatre jours, Dakar s’est transformée en véritable capitale mondiale de la Francophonie scientifique, accueillant des débats de haut niveau autour de la recherche, de l’innovation, de la diplomatie scientifique et de la transformation numérique.
Prenant la parole au nom du Président de la République, le ministre Daouda Ngom a exprimé la fierté du Sénégal d’avoir abrité cette rencontre d’envergure internationale.
« C’est pour moi un grand honneur et un immense plaisir de prendre la parole pour cette cérémonie de clôture. Le Sénégal est honoré d’avoir été, pendant quatre jours, la capitale de la Francophonie scientifique », a déclaré le ministre.
Il a salué la parfaite organisation de l’événement par l’AUF, avant de remercier ses homologues ministres et les délégués venus échanger sur les défis de l’enseignement supérieur et de la recherche dans l’espace francophone.
Le ministre a également insisté sur l’importance de cette dynamique collective :
« Ces assises ont permis de discuter de la diplomatie scientifique, de la jeunesse, de l’entrepreneuriat, de la transformation numérique et de l’employabilité. Autant de thèmes essentiels pour l’avenir de nos universités. »
M. Daouda Ngom a profité de l’occasion pour rappeler la vision ambitieuse du Sénégal dans le domaine de l’enseignement supérieur à travers l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (ANTESRI), aligné sur la Vision Sénégal 2050.
« À travers l’ANTESRI, notre ambition est de renforcer la gouvernance universitaire, de réorienter la recherche vers les besoins des populations, de promouvoir l’équité et l’inclusion, et de booster l’employabilité de nos diplômés », a-t-il affirmé.
Le ministre a précisé que cette réforme vise à adapter le système universitaire sénégalais et africain aux mutations économiques et technologiques actuelles, tout en valorisant les savoirs endogènes et les épistémologies africaines.
Moment fort de cette clôture, la Déclaration de Dakar a été officiellement validée par 18 pays membres de l’espace francophone, marquant une nouvelle étape dans la coopération universitaire internationale.
« Cette déclaration prouve notre engagement collectif à renforcer la diplomatie scientifique, la coopération interuniversitaire et le réseautage académique dans l’espace francophone. Faisons de l’AUF notre bien commun », a exhorté M. Ngom, au nom du gouvernement sénégalais.
De son côté, le professeur Slim Khalbous, recteur de l’AUF, a tenu un discours à la fois lucide et porteur d’espoir.
« Ce que nous voyons en Afrique aujourd’hui, c’est une prise de conscience claire des défis à relever, mais aussi une volonté forte de construire une souveraineté scientifique ouverte et dynamique », a-t-il souligné.
Il a rappelé que l’AUF avait lancé il y a quatre ans le Manifeste pour une diplomatie scientifique francophone, aujourd’hui soutenu par 43 gouvernements.
Selon lui, la Déclaration de Dakar vient consolider cette démarche en proposant des actions concrètes, telles que la mise en place de comités de réflexion de haut niveau, la promotion de la mobilité académique, et le soutien à la publication scientifique francophone.
« Le service après-vente sera exigeant, mais c’est un beau défi collectif. La mobilisation des équipes de l’AUF, malgré les difficultés, montre que la Francophonie scientifique est vivante et déterminée », a-t-il conclu sous les applaudissements du public.
Cette 19e Assemblée générale de l’AUF, qui a réuni des participants venus de tous les continents, aura consacré Dakar comme un haut lieu du savoir, du dialogue scientifique et de la coopération universitaire francophone.
Pendant une semaine, la capitale sénégalaise a vibré au rythme des panels, conférences, expositions et rencontres institutionnelles, autour d’un objectif commun : bâtir un espace universitaire francophone inclusif, innovant et ancré dans les réalités africaines.
En clôturant cette grande rencontre, le Sénégal a non seulement confirmé sa place de leader académique en Afrique, mais aussi réaffirmé sa vision d’une Francophonie scientifique au service du développement, de la souveraineté et du progrès partagé.
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