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Cérémonie de clôture de l’Atelier de validation du Plan d’Action National de la DNUAF 

Dr Cheikh Oumar BA, Conseiller à la Présidence de la République du Sénégal, a présidé ce jeudi 4 décembre 2025 à Dakar la cérémonie de clôture de l’atelier de validation du Plan d’Action National (PAN) de la DNUAF du Sénégal et de réflexion sur le financement du secteur Agro-Sylvo-Pastoral et Halieutique (ASH) en Afrique de l’Ouest.

L’atelier a été organisé par le Réseau des Organisations Paysannes et des Producteurs Agricoles de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), avec l’appui des partenaires techniques et financiers.

L’événement s’est déroulé en présence de :

●M. Ibrahima Coulibaly, Président du ROPPA

● M. Nadjirou Sall, Président du CNCR

● le représentant de la FAO

● Mme Dieynaba Diallo, présidente du Collège des femmes et des jeunes

● ainsi que l’ensemble des acteurs clés du secteur ASH.

Au terme de deux jours de travaux, les acteurs ont validé par acclamation le Plan d’Action National du Sénégal, marquant un tournant majeur vers un nouveau paradigme de financement durable, inclusif et souverain au profit des exploitations familiales.

Le processus a bénéficié du soutien de l’AFD et de la mobilisation urgente du Gouvernement du Sénégal.

Les participants ont salué :

■ l’amorce de mise en œuvre déjà engagée ;

■ les initiatives FAO et UE en matière de renforcement de capacités ;

■ le rôle pionnier du Sénégal, premier pays à valider officiellement son PAN.

Malgré les avancées, plusieurs enjeux demeurent :

● inadéquation des outils financiers aux réalités de l’agriculture familiale ;

● faiblesse des mécanismes endogènes ;

● baisse structurelle des budgets publics agricoles ;

● faible accès aux financements climatiques;

● contraintes réglementaires de la BCEAO.

Recommandations majeures:

■ Renforcer les fonds de garantie et instaurer des mécanismes innovants de partage des risques.

■ Mettre en place des financements souverains et des cadres de redevabilité des États.

■ Adapter les produits des banques et IMF aux besoins des exploitations familiales.

■ Faciliter l’accès au crédit pour les femmes et les jeunes.

■ Créer une plateforme régionale d’information sur les marchés.

Renforcer les capacités des OP pour accéder aux financements climatiques.

■ Réviser certaines règles de la BCEAO.

■ Instaurer un dialogue permanent entre OP et institutions financières, avec une grande concertation prévue en juin 2026.

Les acteurs s’engagent enfin à mutualiser leurs expertises, capitaliser les innovations endogènes et mettre en place un comité multi-acteurs de suivi.

Dans son discours, Dr Cheikh Oumar BA a souligné son attachement personnel au mouvement paysan :

« Je suis l’un des vôtres. J’appartiens au mouvement, à la société civile et aux acteurs qui ont bâti le développement de l’Afrique. Les idéaux ne changent pas. »

Il a rappelé deux avancées majeures témoignant de la volonté politique du Chef de l’État d’accompagner l’agriculture familiale :

■ Pour la première fois en 20 ans, une rencontre officielle a été tenue entre le Président de la République et l’ensemble du mouvement paysan dans le cadre de la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale.

■  Le budget consacré à l’agriculture est passé de 130 milliards à 427 milliards FCFA en autorisations d’engagement, confirmant une volonté forte d’investissement structurel.

Il a salué les conclusions de l’atelier, notamment :

● la mise en place d’un cadre permanent de dialogue régional OP–institutions financières ;

● la construction d’une plateforme régionale de dialogue politique sur l’accès au financement climatique.

Il a conclu en réaffirmant l’engagement du Gouvernement du Sénégal :

« Le Sénégal ne peut pas se développer sans ses voisins. Vous pouvez compter sur l’ensemble du Gouvernement. Je déclare clos cet atelier important. »

M. Coulibaly a salué le travail remarquable réalisé par l’équipe d’organisation :

« Cet atelier restera une rencontre charnière dans l’histoire du mouvement. La question du financement est au début et à la fin du développement durable. »

Il a rappelé que les producteurs africains génèrent des millions de tonnes de produits agricoles, mais que les êtres humains derrière ces performances restent trop souvent oubliés.

Il a annoncé que les premières mesures issues de l’atelier sont déjà en cours de mise en œuvre, notamment :

■ la rédaction des termes de référence pour un dialogue politique régional ;

■ la préparation d’une rencontre régionale sur les récépissés d’entreposage (expériences du Sénégal et de la Côte d’Ivoire).

Il a remercié les partenaires  telque AFD, Commission européenne, FAO, et le Gouvernement du Sénégal pour son appui même sollicité à la dernière minute.

M. Sall a félicité le ROPPA pour la confiance accordée au CNCR et a salué l’organisation réussie de l’atelier :

« Nous remercions les partenaires techniques et institutionnels qui ont apporté leur appui rapide et efficace. »

Il a également salué la nomination de Dr Cheikh Oumar BA en qualité de Conseiller du Président de la République, symbole de reconnaissance du rôle du mouvement paysan dans les politiques publiques.

Il a conclu :

« Nous apporterons toute notre contribution pour la mise en œuvre des recommandations. Cet atelier sera utile au mouvement paysan ouest-africain. »

Espace Afrique

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