Accueil / SPORT / La Fondation Kéba Mbaye ouvre le débat sur l’éthique et la gouvernance du sport à l’approche des JOJ Dakar 2026

La Fondation Kéba Mbaye ouvre le débat sur l’éthique et la gouvernance du sport à l’approche des JOJ Dakar 2026

Cette rencontre a réuni magistrats, universitaires, avocats, étudiants, responsables d’institutions sportives, officiels du ministère des Sports, athlètes et représentants de la société civile afin de réfléchir aux défis de la gouvernance sportive sur le continent africain.

L’objectif de ce panel était de promouvoir l’intégrité, la transparence, la lutte contre la corruption ainsi que la protection des athlètes, tout en revisitant l’immense héritage du Juge Kéba Mbaye, figure emblématique du droit international et artisan majeur de la création du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), devenu aujourd’hui la plus haute juridiction mondiale en matière de règlement des litiges sportifs.

Prenant la parole, Abdoulaye Sakho, membre de la Fondation Kéba Mbaye, a insisté sur la nécessité de préserver et de transmettre l’héritage du grand magistrat sénégalais.

« Cette rencontre est avant tout une réflexion sur la vie et l’œuvre du Juge Kéba Mbaye. Il ne suffit pas d’évoquer son parcours une seule fois. Il faut continuer à parler de son héritage, de sa vision de la gouvernance, du sport, de l’éthique et de son combat pour des institutions indépendantes et transparentes. Si nous cessons d’en parler, cet héritage risque de disparaître. Les nouvelles générations doivent connaître ce qu’il a apporté au Sénégal, à l’Afrique et au monde sportif », a-t-il déclaré.

Selon lui, l’œuvre du Juge Kéba Mbaye dépasse largement le cadre du sport. Elle constitue un modèle de gouvernance, de justice et de transparence dont les principes demeurent pleinement d’actualité face aux nouveaux défis du sport africain.
Interrogé sur la gouvernance des fédérations sportives, Abdoulaye Sakho a rappelé que ces organisations disposent de leurs propres mécanismes démocratiques et qu’il convient d’évaluer leur fonctionnement avec objectivité.

De son côté, Me Ousmane Kane, magistrat à la retraite et président de la Commission juridique de la Confédération Africaine de Football (CAF), a présenté les réformes engagées en matière d’éthique au sein de l’instance continentale.

« La CAF a déjà entamé un vaste chantier. Dans les prochaines semaines ou les prochains mois, elle sera dotée d’une véritable commission d’éthique, comme toutes les grandes organisations sportives internationales. Au Sénégal également, il faudra renforcer les dispositifs d’éthique dans les fédérations afin de prévenir les dérives avant d’en arriver aux sanctions disciplinaires », a expliqué Me Kane.
S’agissant des débats suscités par certaines décisions de la FIFA, il a estimé que des efforts pouvaient être faits en matière de communication afin de mieux expliquer les décisions prises et d’éviter les incompréhensions.

À travers ce panel, la Fondation Kéba Mbaye réaffirme sa volonté de faire vivre l’héritage du célèbre magistrat sénégalais en promouvant une gouvernance sportive fondée sur l’intégrité, l’indépendance, la transparence et le respect des règles, des valeurs qui apparaissent plus que jamais essentielles à l’heure où le Sénégal s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026.

Moussa Diba

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *