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L’ASCODEM interpelle l’État et plaide pour la libération de Khadim Ba

Face aux journalistes, le président de l’ASCODEM a dressé un constat préoccupant de la situation économique nationale. Selon lui, le ralentissement des activités, la baisse du pouvoir d’achat et l’alourdissement des charges fragilisent de plus en plus les entreprises sénégalaises.

« Une économie forte repose sur un secteur privé dynamique, un climat de confiance durable et une sécurité juridique qui protège les investissements. Lorsque ces fondements sont fragilisés, c’est toute l’économie nationale qui en subit les conséquences », a déclaré Mbaye Ndiaye. Il a souligné que les commerçants, industriels, artisans, transporteurs et autres opérateurs économiques peinent à maintenir leurs activités, entraînant fermetures d’entreprises, pertes d’emplois et baisse des investissements.

L’ASCODEM a également insisté sur l’urgence du règlement de la dette intérieure due aux entreprises sénégalaises. Pour l’association, le paiement des créances de l’État constitue un levier indispensable pour préserver les emplois, soutenir la trésorerie des entreprises, restaurer la confiance des investisseurs et renforcer la crédibilité de l’État.

Dans cette dynamique, l’organisation a annoncé le lancement d’une vaste mobilisation nationale réunissant organisations professionnelles, commerçants, chambres consulaires, fédérations et représentants du secteur privé. Cette initiative vise à élaborer une plateforme commune de propositions en faveur de la relance économique. Des actions citoyennes, pacifiques et conformes aux lois pourraient également être organisées afin de sensibiliser les autorités sur l’urgence de la situation.

Parmi les mesures prioritaires proposées figurent le paiement progressif de la dette intérieure, l’allègement de la pression fiscale qui pèse sur les entreprises et l’amélioration du climat des affaires afin de stimuler l’investissement privé et la création d’emplois.

L’ASCODEM a par ailleurs plaidé pour une révision du Code des douanes. Selon son président, cette réforme permettrait de mieux concilier les missions de contrôle de l’administration avec la protection des droits des opérateurs économiques. L’association appelle notamment à davantage de transparence, de prévisibilité, de proportionnalité des sanctions et au respect des standards internationaux afin de renforcer la sécurité juridique des investisseurs.

Évoquant le dossier de Khadim Ba, l’ASCODEM estime que cette affaire dépasse le cadre d’un simple cas individuel. Elle considère qu’elle soulève des interrogations sur la sécurité juridique, les droits de la défense et la confiance des investisseurs. Tout en réaffirmant son respect de l’indépendance de la justice et du principe de la présomption d’innocence, l’association demande que toutes les garanties d’un procès équitable soient pleinement respectées.

L’organisation a également interpellé le ministre des Finances et du Budget ainsi que la Direction générale des Douanes afin qu’ils prennent en considération les conséquences économiques et sociales de ce dossier. Elle demande également au président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, d’intervenir afin de favoriser une issue conforme aux principes de justice, d’équité et de sécurité juridique.

En conclusion, Mbaye Ndiaye a réaffirmé l’engagement de l’ASCODEM à défendre les intérêts des entreprises sénégalaises par des moyens exclusivement républicains et pacifiques. Il a appelé à l’instauration d’un véritable pacte national de confiance entre l’État et les acteurs économiques, estimant que la sécurité juridique, la stabilité des règles, le respect des engagements et un dialogue permanent avec le secteur privé constituent les conditions indispensables pour relancer durablement l’économie sénégalaise.

Moussa Diba

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