
Réalisée à l’initiative de l’Amicale des cadres du Port autonome de Dakar avec l’appui de la Direction générale, cette étude vise à quantifier la contribution réelle de l’écosystème portuaire au produit intérieur brut (PIB) du Sénégal et à fournir des indicateurs fiables pour éclairer les décisions publiques et les investissements futurs.
À l’ouverture des travaux, le Directeur général du PAD a salué une initiative qui permettra de mieux appréhender l’importance économique du secteur portuaire.
« En s’intéressant à la contribution réelle des activités portuaires à notre économie, cette étude répond à une préoccupation essentielle : mieux mesurer pour mieux agir », a déclaré Wally Diouf Bodian.
Selon lui, le Port autonome de Dakar demeure la principale porte d’entrée et de sortie des échanges commerciaux du Sénégal, tout en jouant un rôle déterminant dans l’approvisionnement du marché national, les exportations et les échanges avec les pays de l’hinterland.
Le Directeur général a rappelé que le secteur portuaire dépasse largement les seules activités maritimes. Il englobe un vaste réseau d’entreprises de manutention, de transport, de consignation, de transit, de logistique, de services et d’industries qui génèrent quotidiennement des milliers d’emplois directs et indirects ainsi qu’une importante valeur ajoutée pour l’économie nationale.
Il a également inscrit cette étude dans la dynamique du plan de repositionnement du Port autonome de Dakar, qui ambitionne de faire du Sénégal un hub logistique et portuaire de référence en Afrique.
Cette stratégie repose notamment sur le développement du port de Ndayane, la modernisation des infrastructures existantes, la transition numérique, le renforcement de la compétitivité portuaire et l’amélioration continue de la qualité des services.
Représentant la ministre des Pêches et de l’Économie maritime, le Directeur de cabinet a salué la qualité de cette étude, qu’il considère comme un outil stratégique pour mesurer l’impact réel du secteur portuaire sur la croissance nationale.
Il a rappelé que plus de 90 % des échanges commerciaux extérieurs du Sénégal transitent par les ports, faisant de ceux-ci un levier essentiel du développement économique.
Grâce à sa position géographique privilégiée, le Sénégal dispose, selon lui, d’atouts majeurs pour devenir une plateforme logistique de référence en Afrique de l’Ouest, au service du commerce régional et des pays de l’hinterland.
Le représentant du ministre a également mis en avant les projets structurants engagés par l’État, notamment le futur port de Ndayane, le port minéralier de Bargny-Sendou ainsi que les infrastructures logistiques liées à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières à Saint-Louis.
Le Directeur de cabinet a insisté sur la nécessité de mieux valoriser les ports régionaux, notamment ceux de Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis, Foundiougne et Niodior, dont le rôle est essentiel dans l’évacuation des productions locales, le désenclavement des territoires et l’intégration économique nationale.
Il a rappelé que leur transfert sous la gestion du Port autonome de Dakar traduit la volonté de l’État de professionnaliser leur gouvernance et d’optimiser leur performance dans le cadre de la Vision Sénégal 2050.
Au terme de cet atelier, les participants ont souligné que cette étude constitue une référence stratégique pour apprécier le poids réel de l’écosystème portuaire dans le PIB, orienter les investissements publics et privés et renforcer la compétitivité du Sénégal sur les grandes routes maritimes internationales.
À travers cette initiative, le Port autonome de Dakar confirme son ambition de placer la connaissance économique au cœur de sa stratégie de développement afin de consolider la position du Sénégal comme hub logistique et maritime incontournable en Afrique de l’Ouest.
Moussa Diba










