Selon lui, les acteurs qui cherchent à « doubler » le Président de la République dans le processus de révision constitutionnelle s’engagent dans une voie susceptible de fragiliser davantage le climat politique national. « Ceux qui veulent doubler le Président de la République sur la révision de la Constitution vont nous installer dans une nouvelle tension politique et institutionnelle que rien ne justifie », a-t-il affirmé.
Moussa Tine considère que la demande d’avis souvent évoquée dans le cadre de cette procédure constitue certes une formalité juridique, mais qu’elle est utilisée dans le contexte actuel comme un instrument de stratégie politique. Il appelle ainsi à une lecture rigoureuse des dispositions constitutionnelles afin d’éviter toute interprétation susceptible de conduire à une impasse institutionnelle.
Le leader de l’Alliance Démocratique Pencoo soutient notamment que l’article 103 de la Constitution sénégalaise contient une disposition fondamentale souvent méconnue dans le débat public. D’après son analyse, aucune majorité parlementaire, quelle que soit son ampleur, ne peut procéder à une révision de la Loi fondamentale sans l’aval du Président de la République.
Pour Moussa Tine, cette « fine subtilité » de l’article 103 mérite d’être examinée avec attention par l’ensemble des acteurs politiques et institutionnels avant toute initiative visant à modifier le texte constitutionnel. Il invite ainsi les responsables politiques à privilégier le dialogue et le respect des procédures prévues par la Constitution afin de préserver la stabilité des institutions.
Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des débats croissants autour de l’évolution des institutions et du rôle respectif des différents pouvoirs dans le processus de révision constitutionnelle. Elle remet au centre des discussions la question de l’équilibre institutionnel et du respect des mécanismes constitutionnels encadrant les réformes majeures de l’État.










