Dans un discours offensif, la présidente du FDR a dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance actuelle, estimant que le Sénégal traverse une crise profonde touchant aussi bien les institutions que l’économie et le climat social.
« Le Sénégal va mal. Il est malade. Malade de ses dirigeants », a déclaré Fatou Thiam devant une assistance attentive. Selon elle, les institutions de la République sont aujourd’hui fragilisées au point d’être plongées dans un « coma de stade 2 », avec le risque d’une aggravation de la situation si des mesures correctives ne sont pas rapidement prises.
Abordant la question économique, la responsable politique a accusé le pouvoir de privilégier le populisme au détriment de la gestion efficace de l’État. Elle a notamment contesté les arguments avancés par les autorités concernant la dette publique, estimant que cette communication a contribué à détériorer la confiance des investisseurs et des partenaires financiers.
Fatou Thiam a également dénoncé la situation du secteur privé, particulièrement celle du bâtiment et des travaux publics. Selon elle, le gel de certains chantiers et les retards de paiement des créances ont entraîné la perte de nombreux emplois et plongé plusieurs entreprises dans des difficultés majeures.
Sur le plan judiciaire, la présidente du FDR a critiqué ce qu’elle qualifie de « justice-spectacle », dénonçant une instrumentalisation de la reddition des comptes à des fins politiques. Elle a plaidé pour la libération de plusieurs personnalités poursuivies ou détenues, évoquant notamment les cas de Pape Malick Ndour, Khadim Ba et etc….
La dirigeante politique a également exprimé ses inquiétudes quant aux tensions institutionnelles qu’elle perçoit au sommet de l’État. Selon elle, les rivalités et divergences entre certaines composantes du pouvoir risquent d’affaiblir davantage la stabilité du pays et de détourner l’attention des véritables préoccupations des citoyens.
Évoquant les conditions de vie des Sénégalais, Fatou Thiam a dénoncé la hausse du coût de la vie, les difficultés rencontrées par les étudiants et le manque de perspectives pour la jeunesse. Elle a notamment regretté la poursuite de l’émigration irrégulière malgré les promesses de changement portées par les nouvelles autorités.
Face à cette situation, le FDR a formulé cinq exigences majeures : la transparence sur les finances publiques, le renforcement du dialogue politique, une meilleure protection du pouvoir d’achat, l’indépendance de la justice et la relance de l’économie à travers un soutien accru au secteur privé.
Clôturant son intervention, Fatou Thiam a appelé à une mobilisation générale des forces vives de la Nation pour contribuer au redressement du pays. « L’heure n’est plus aux lamentations, elle est au travail, au redressement national et à la mobilisation totale », a-t-elle lancé sous les applaudissements des militants.
Le rassemblement s’est achevé dans une ambiance de forte mobilisation, les participants réaffirmant leur volonté de poursuivre leur engagement politique au sein du FDR en vue des prochaines échéances nationales.
Moussa Diba










