Face aux défis liés à la sécurité alimentaire, au chômage des jeunes et à l’émigration irrégulière, S.E. Madame Marie Sock Diaby , de l’Alliance des Social -Democratie (ASD), propose une transformation en profondeur du modèle agricole gambien.
Dans son programme d’autonomisation des jeunes, la responsable politique défend une agriculture fortement mécanisée, capable, selon elle, de répondre aux besoins d’une population d’environ 2,8 millions d’habitants.
« Nous ne pouvons pas nourrir 2,8 millions de personnes avec des houes et des écrass. Cette époque est terminée », affirme-t-elle, appelant à passer d’une agriculture essentiellement de subsistance à une véritable agriculture industrielle.
Au cœur de sa proposition figure la mise en place d’un vaste programme de mécanisation agricole. Tracteurs, moissonneuses-batteuses, unités modernes de transformation, drones, analyses des sols, irrigation intelligente, serres alimentées à l’énergie solaire et infrastructures de conservation frigorifique sont notamment envisagés.
La candidate souhaite également réorienter la formation des jeunes vers les métiers de l’agro-technologie.
L’objectif n’est plus seulement de former de jeunes agriculteurs, mais de faire émerger une nouvelle génération d’agri-techniciens, capables d’utiliser les technologies modernes pour améliorer les rendements et développer des chaînes de valeur agricoles.
Selon Marie Sock Diaby , la mécanisation permettrait à un jeune exploitant de gérer jusqu’à 50 hectares, avec l’ambition de réduire progressivement la dépendance de la Gambie aux importations alimentaires, notamment celles de riz.
Au-delà de l’agriculture, le projet présenté entend rtepositionner la Gambie comme un centre d’affaires, de logistique et de transformation agroalimentaire en Afrique de l’Ouest.
La candidate estime que la petite taille du pays peut constituer un avantage stratégique, notamment grâce à ses connexions aériennes, maritimes et terrestres avec les marchés régionaux.
Cette stratégie vise également à s’attaquer aux causes économiques de la migration irrégulière, notamment le phénomène du « Backway ».
Pour Marie Sock Diaby, la réponse ne consiste pas à demander aux jeunes de rester dans une agriculture traditionnelle peu productive, mais à leur offrir des perspectives économiques modernes, fondées sur la technologie, la transformation et la création de richesses.
Le message de l’ASD repose ainsi sur une conviction : la modernisation de l’agriculture doit devenir l’un des principaux moteurs du développement économique gambien.« L’agriculture primitive nous maintient pauvres.
L’agriculture mécanisée fait de nous une nation », affirme MarieSock Diaby, qui appelle les Gambiens à rejoindre son mouvement autour de ce qu’elle présente comme une « révolution du changement ».
À travers cette vision, l’Alliance des sociaux-démocrates entend faire de l’agriculture, de la jeunesse et de la technologie les piliers d’une nouvelle stratégie de souveraineté alimentaire et de développement économique pour la Gambie.
Moussa Diba










