
À New York, le Sénégal veut faire de l’eau un enjeu central des politiques d’investissement et du développement durable. Porteur du message du président Bassirou Diomaye Faye, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a multiplié les interventions de haut niveau en faveur d’une mobilisation accrue des financements consacrés à l’eau en Afrique.
Le Sénégal entend donner une nouvelle dimension à sa diplomatie de l’eau. À l’occasion de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a porté le plaidoyer de Dakar en faveur d’un renforcement des investissements dans le secteur de l’eau.
Représentant le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le ministre a pris part au panel de haut niveau consacré à l’investissement pour l’eau en Afrique, présidé par la présidente de la Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah. La rencontre a réuni plusieurs chefs de gouvernement, ministres africains et responsables d’organisations internationales.
À cette occasion, le Sénégal a insisté sur la nécessité d’accroître les financements destinés aux infrastructures et aux services liés à l’eau. Pour Dakar, l’investissement dans ce secteur constitue un levier déterminant pour renforcer la sécurité hydrique, améliorer la résilience des territoires face au changement climatique et soutenir un développement durable en Afrique.
Le plaidoyer sénégalais s’est également exprimé lors de plusieurs rencontres consacrées au climat, à la biodiversité et au financement de la résilience. Au World Economic Forum, dans le cadre de la session « Water Futures Initiative », Dr Cheikh Tidiane Dièye, qui préside également l’AMCOW, a souligné la place croissante de l’eau dans les décisions économiques et les stratégies d’investissement.
Le ministre a appelé à accélérer la mobilisation des capitaux, à renforcer les partenariats entre acteurs publics et privés et à favoriser le passage à grande échelle des solutions innovantes. L’objectif affiché est de contribuer à l’émergence d’une véritable « économie de l’eau », capable de répondre aux besoins des populations tout en préservant les ressources pour les générations futures.
Ces différentes initiatives s’inscrivent dans la dynamique préparatoire de la Conférence des Nations Unies sur l’eau de 2026, coorganisée par le Sénégal et les Émirats arabes unis.
Dakar entend profiter de cette échéance internationale pour accélérer les efforts en faveur de l’Objectif de développement durable n°6, consacré à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, mais aussi pour replacer la question de l’eau au cœur des débats sur le climat, la paix, la sécurité et le développement.
À New York, le Sénégal affiche ainsi une ambition claire : renforcer la coopération internationale autour de la gestion durable des ressources hydriques et promouvoir des mécanismes de financement à la hauteur des défis auxquels le continent africain est confronté.
Pour Dakar, l’eau ne relève plus uniquement de la question environnementale ou sociale. Elle constitue désormais un enjeu stratégique de développement, de résilience et de prospérité partagée.
moussa Diba










