Le Burkina Faso entend faire de son secteur aurifère un véritable moteur de sa souveraineté économique. En 2025, le pays a exporté 99,13 tonnes d’or, pour une valeur estimée à 5 882 milliards de FCFA, soit près de 10 milliards de dollars. Le métal jaune a ainsi représenté plus de 91 % de la valeur totale des exportations burkinabè.
Cette performance attire désormais l’attention de nouveaux investisseurs étrangers, notamment dans les pays du Golfe. Le 30 août 2026 à Riyad, l’ambassadeur du Burkina Faso en Arabie saoudite s’est entretenu avec Nouf Ali Alsalaten Al Qhatani, responsable de la société saoudienne Sarmady Co, autour des opportunités d’investissement et de partenariat dans le secteur aurifère
Pour les autorités burkinabè, l’objectif ne consiste toutefois pas uniquement à accroître les volumes de production. Ouagadougou cherche également à renforcer le contrôle national sur les ressources minières, à développer davantage la transformation locale et à faire en sorte qu’une part plus importante de la richesse générée par l’or reste dans l’économie nationale.
En 2025, les activités minières ont ainsi contribué à hauteur de plus de 776 milliards de FCFA aux recettes budgétaires du pays.
Le poids de l’or se reflète également dans les performances économiques du Burkina Faso. Selon le Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique a atteint 5,3 % en 2025, soutenue notamment par la progression de l’activité minière et la hausse des cours de l’or.
À travers cette stratégie, le Burkina Faso cherche donc à trouver un équilibre entre ouverture aux capitaux étrangers et maîtrise nationale de ses ressources naturelles. Les investisseurs du Golfe, en particulier, apparaissent comme de nouveaux partenaires potentiels pour accompagner cette ambition.
L’enjeu pour Ouagadougou est désormais clair : transformer la richesse aurifère en un véritable instrument de souveraineté, de financement du développement et de création de valeur locale.










