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Transition énergétique : le projet Renouveau FJ renforce l’accès des femmes et des jeunes aux financements verts et à l’entrepreneuriat au Sénégal

Le projet Renouveau FJ, intitulé « Mobilisation des énergies renouvelables par les femmes et jeunes entrepreneurs pour une autonomisation économique durable au Sénégal », a organisé, ce jeudi 5 novembre 2026, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), un atelier de restitution des résultats de recherche de sa deuxième phase.

Portée par Développement international Desjardins (DID) et l’Institut de formation en administration et création d’entreprise (IFACE) de l’UCAD, en partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), le GREGE et IDEOS, cette initiative ambitionne de renforcer la participation des femmes et des jeunes aux chaînes de valeur des énergies renouvelables (CVER), de faciliter leur accès aux financements verts et de stimuler l’entrepreneuriat ainsi que la formation.

Sélectionné parmi les 12 projets mondiaux retenus dans le cadre de l’appel « Énergies propres au service du développement » du Centre de recherches pour le développement international (CRDI), annoncé lors de la COP28, le projet Renouveau FJ est mis en œuvre depuis trois ans. Il vise notamment à améliorer les conditions de vie des femmes, à réduire la pénibilité de certaines tâches domestiques et professionnelles, à accroître leur productivité et à favoriser leur autonomisation économique grâce à l’utilisation des technologies d’énergies renouvelables.

Prenant la parole, Mme Michèle Diop Niang, directrice du bureau régional Afrique de l’Ouest de Développement international Desjardins, a mis en évidence les principales difficultés rencontrées par les femmes dans l’accès aux technologies vertes. Elle a notamment évoqué les contraintes liées au financement, la méconnaissance des produits financiers disponibles et l’insuffisance d’informations sur les technologies d’énergies renouvelables.

Pour apporter des réponses à ces obstacles, le projet a développé des modules de formation adaptés aux profils et aux besoins des bénéficiaires, notamment en leadership, en résilience climatique et en littératie financière. Des approches pédagogiques innovantes et de nouvelles technologies ont également été mobilisées afin de renforcer les capacités des femmes et de favoriser leur appropriation des solutions énergétiques.

Selon la directrice du bureau régional de l’Afrique de l’Ouest, les résultats enregistrés sont encourageants, avec une amélioration de la participation des femmes, un intérêt accru pour l’acquisition d’équipements renouvelables et une volonté plus affirmée de solliciter les institutions financières pour investir dans leurs activités économiques.

Parmi les technologies promues figurent notamment les congélateurs solaires, les foyers améliorés et les pompes solaires. Ces équipements permettent non seulement de réduire certaines contraintes quotidiennes, mais aussi de développer des activités génératrices de revenus.

Elle a également souligné que cette démarche de recherche-action doit permettre de tester des solutions innovantes susceptibles de servir de modèle pilote, avant leur mise à l’échelle au Sénégal et dans d’autres pays.

De son côté, le professeur Ibrahima Daly Diouf, directeur général de l’IFACE, a rappelé que le projet, développé depuis 2024 avec les différents partenaires et financé par le CRDI, place l’autonomisation économique des femmes entrepreneures au cœur de ses priorités

Il a expliqué que la formation et le coaching constituent des leviers essentiels pour permettre aux bénéficiaires de mieux exploiter les opportunités offertes par les énergies renouvelables, d’améliorer leur productivité et de renforcer leur indépendance économique.

Sur le volet des résultats, le professeur Diouf a indiqué qu’environ 600 femmes avaient initialement été ciblées par les formations. Toutefois, en raison de certaines contraintes rencontrées au cours de la mise en œuvre, plus de 300 femmes ont finalement constitué l’échantillon effectivement formé.

Il a par ailleurs salué le partenariat avec le Crédit Mutuel du Sénégal, qui a permis de développer les premiers produits financiers verts de cette institution de microfinance. Des dossiers de financement ont ainsi été déposés auprès du CMS pour accompagner les femmes désireuses d’acquérir des équipements utilisant les énergies renouvelables.

Pour sa part, le professeur Alioune Diouf, directeur de la Recherche et de l’Innovation de l’UCAD, a salué la pertinence de cette initiative, qui contribue à mieux organiser et accompagner les femmes dans le secteur des énergies renouvelables. Il a notamment insisté sur l’importance de ces solutions pour accroître leur productivité et améliorer leurs conditions d’activité.

À travers cette deuxième phase de restitution, le projet Renouveau FJ confirme ainsi l’importance de la synergie entre la recherche universitaire, les institutions financières et les acteurs du développement pour promouvoir une transition énergétique inclusive.

Au-delà de l’accès aux technologies propres, l’ambition est de faire des femmes et des jeunes de véritables acteurs de la transition énergétique au Sénégal, en leur offrant les compétences, les outils et les mécanismes de financement nécessaires à la construction d’une autonomisation économique durable.

Moussa Diba

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