
La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Diop Gueye, du président du Conseil de surveillance de l’ARM, Moussa Ba, ainsi que de la représentante de l’Enabel, Aissatou Keita. Plusieurs acteurs des filières horticoles, commerçants, importateurs et exportateurs ont également pris part à cet atelier de validation.
Ce nouveau plan stratégique vise à améliorer la qualité de la régulation des produits agricoles, à travers le renforcement des capacités de l’institution et la modernisation de ses outils d’intervention. Il s’articule autour de trois axes majeurs : le développement d’un système d’information performant sur les marchés, le renforcement de la protection et de la régulation, ainsi que l’appui à la commercialisation et à la structuration des filières.
Présidant la cérémonie, le ministre Serigne Diop Gueye a insisté sur l’importance stratégique de la régulation dans un contexte de recherche de souveraineté alimentaire. Selon lui, l’ARM joue un rôle central dans l’équilibre entre les différents acteurs du marché, notamment les producteurs, les commerçants et les consommateurs.
Le ministre a également annoncé des mesures fortes, parmi lesquelles le doublement du fonds de stabilisation, qui passera de 1 à 2 milliards FCFA, ainsi que le renforcement de la protection des filières locales, notamment le riz et les céréales. Il a, en outre, plaidé pour le développement des infrastructures de stockage et la promotion de la transformation industrielle des produits agricoles.
Pour sa part, Moussa Ba a souligné que ce plan stratégique est le fruit d’un processus participatif impliquant l’ensemble des parties prenantes. Il a mis en avant la nécessité pour l’ARM de s’adapter aux mutations du secteur agricole, marquées par des exigences accrues de compétitivité et de transparence.
Le président du Conseil de surveillance a également insisté sur l’importance de la digitalisation des systèmes d’information et du renforcement de la gouvernance des filières pour garantir un fonctionnement plus efficace des marchés.
Intervenant au nom des partenaires techniques, Aissatou Keita a salué une initiative structurante, rappelant que la régulation des marchés constitue désormais un levier essentiel pour assurer la sécurité alimentaire et améliorer la compétitivité des filières agricoles.
Elle a mis en exergue les résultats déjà enregistrés dans le cadre du projet « Gungué Mbay », notamment en matière d’augmentation des rendements, de structuration des filières et de mobilisation d’investissements au profit des acteurs du secteur.
À travers ce plan stratégique, l’Agence de Régulation des Marchés ambitionne de devenir une institution moderne, capable d’anticiper les crises, de stabiliser les prix et de sécuriser les revenus des producteurs.
La mise en œuvre du PSD 2026-2030 devrait ainsi contribuer à bâtir un système de marchés agricoles plus transparent, plus inclusif et résolument orienté vers la souveraineté alimentaire du Sénégal.
Moussa Diba







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