
La rencontre a réuni plusieurs acteurs de premier plan, dont le président de la coalition, le Dr Papa Fara Diallo, l’honorable député Ababacar Tambedou, ainsi que Mme MaremeSodaMbacke, directrice Executive de Cajuste, des représentants de la société civile, des experts du secteur extractif, des communautés locales et des journalistes ont également pris part aux échanges.
Cette conférence s’inscrit dans une dynamique de plaidoyer en faveur d’une réforme inclusive, transparente et durable des cadres juridiques régissant les ressources minières, pétrolières et gazières. Elle visait notamment à présenter les résultats des consultations citoyennes menées par la coalition, à sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de gouvernance et de redistribution des ressources, mais aussi à alerter sur l’urgence d’intégrer les questions climatiques, en particulier la gestion des émissions de méthane.
Dans son allocution, le Dr Papa Fara Diallo, président de la coalition PCQVP a salué la volonté des autorités de réviser les codes extractifs, tout en pointant un déficit d’inclusion dans le processus. Selon lui, plusieurs organisations de la société civile et des communautés vivant dans les zones extractives n’ont pas été suffisamment impliquées dans les concertations. « Le Sénégal vit un tournant historique. Mais cette transition doit se faire avec l’ensemble des parties prenantes, notamment les populations directement impactées », a-t-il souligné.
Le président de la PCQVP a également insisté sur les enjeux environnementaux liés à l’exploitation des hydrocarbures. Il a notamment évoqué les émissions de méthane, un gaz à effet de serre particulièrement puissant, ainsi que les insuffisances du cadre actuel en matière de suivi, de transparence et de régulation des pratiques telles que le torchage et le dégazage. Il a appelé à des réformes alignées sur les engagements internationaux du Sénégal, notamment dans le cadre de l’énergie.
Prenant la parole à son tour, le député Ababacar Tambedou a insisté sur la nécessité de fonder la réforme sur trois piliers essentiels : la transparence, l’inclusivité et la maîtrise des impacts environnementaux. Il a annoncé que l’Assemblée nationale entend adopter une démarche plus proactive, avec des concertations prévues avec le ministère de l’Énergie autour des nouveaux projets de codes pétrolier et gazier. « Notre responsabilité est de veiller à ce que les ressources naturelles profitent pleinement aux populations, dans le respect de nos engagements environnementaux », a-t-il déclaré.
De son côté, Mme Mareme Soda Mbacke, directrice Executive de Cajuste a mis en avant les initiatives en cours pour renforcer la gouvernance climatique et la participation citoyenne. Elle a évoqué les travaux autour d’un projet de loi climat, ainsi que les efforts de concertation avec les communautés locales et les partenaires techniques et financiers. Elle a également insisté sur la nécessité de mobiliser des financements adaptés et de valoriser les savoirs endogènes dans la gestion des ressources naturelles.
Au terme de cette rencontre, la coalition PCQVP a lancé un appel aux autorités, aux institutions et aux partenaires à faire des réformes en cours une opportunité de bâtir un modèle extractif responsable, équitable et durable. Un enjeu majeur pour le Sénégal, appelé à concilier ambitions économiques et impératifs environnementaux dans un contexte mondial de transition énergétique.
Espace afrique










