De Dakar à Touba, en passant par Rufisque et Diamniadio, les équipes de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) multiplient les interventions. Réparation de conduites endommagées, écrêtage des bassins, curage et vidange des ouvrages : l’Office maintient la pression pour prévenir les nuisances et réduire les risques liés aux eaux pluviales, notamment à l’approche des Jeux Olympiques de la Jeunesse.
Les travaux de construction et d’aménagement des routes aux abords des sites devant abriter les compétitions des Jeux Olympiques de la Jeunesse peuvent, par endroits, impacter les réseaux d’assainissement.
Face à ces perturbations, les équipes de l’ONAS restent mobilisées pour assurer les réparations nécessaires et maintenir la continuité du service. Cette semaine encore, elles sont intervenues pour réparer une conduite endommagée.
Dans le même temps, l’ONAS de Rufisque a procédé au curage du Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Les opérations se poursuivent également au niveau du stade Abdoulaye Wade et de l’Arena, où les équipes sont engagées dans la vidange des fosses septiques.

À Dakar, la réparation des casses de conduites se poursuit à un rythme soutenu. Entre juillet et septembre, les équipes de l’ONAS ont réparé 50 casses, permettant de rétablir l’évacuation des eaux et de limiter les nuisances pour les populations.
Ces opérations nécessitent d’importants moyens humains et techniques. Dans certains cas, les agents peuvent être mobilisés pendant plusieurs jours avant de rétablir complètement une conduite endommagée.
À Rufisque, l’opération de rabattement du niveau d’eau du bassin situé à la sortie 10 de l’autoroute à péage s’est achevée ce 25 septembre.
Cette opération d’écrêtage a permis de reconstituer une marge de stockage dans le bassin, en prévision d’éventuelles nouvelles pluies. La maîtrise du niveau de cet ouvrage constitue un enjeu important, compte tenu du risque que représenterait son remplissage rapide pour la circulation sur l’autoroute à péage et les zones environnantes.
Les équipes de l’ONAS continuent ainsi de surveiller étroitement le bassin, dont la capacité de refoulement a été portée à 1 000 m³ par heure en 2024

À Touba, la situation hydrologique demeure stable. Les quartiers qui avaient été particulièrement affectés par les inondations sont actuellement épargnés, dans un contexte marqué par l’absence de fortes pluies depuis plus de deux semaines.
Cette accalmie se traduit également par une baisse progressive des niveaux d’eau dans les bassins de Keur Niang et de Nguélémou. Ces ouvrages assurent respectivement le refoulement des eaux vers les bassins de Pofdy et Darou Rahman, d’une part, et vers le bassin de Keur Kabb, d’autre part.
Au 25 septembre à 18 heures, la tendance à la baisse se poursuivait dans les différents ouvrages de stockage aménagés au sein de la cité religieuse.
À travers ces différentes interventions, l’ONAS maintient ses équipes en alerte afin d’anticiper les risques, préserver les réseaux d’assainissement et assurer la continuité du service dans les zones sensibles.
Moussa Diba










