
Dans le même temps, des milliers de Sénégalais sont licenciés, pendant que d’autres sont recrutés sur des bases jugées opaques. Beaucoup s’interrogent : où sont les appels à candidatures ? Où sont les critères transparents et équitables dans le recrutement au sein des entreprises publiques et des structures de l’État ?
Des travailleurs perdent leur emploi, des enseignants réclament légitimement leurs droits et se retrouvent sanctionnés, tandis que plusieurs dossiers importants traînent sans réponses claires. Cette situation alimente un sentiment d’injustice et de frustration.
Les étudiants sont en grève et réclament le paiement de leurs bourses, de meilleures conditions d’études, ainsi que toute la lumière sur la mort de leur camarade Abdoulaye Ba à l’UCAD, qui était le soutien de sa famille.
Le secteur du BTP est également en grande difficulté, alors qu’il fait vivre plus de 30 000 personnes, aujourd’hui menacées par le ralentissement des activités.
Plusieurs dossiers financiers sensibles restent sans éclaircissements pour l’opinion publique. Le dossier des 37 milliards de l’ASER, soulevé par le député Thierno Alassane Sall, pour lequel une plainte a été déposée, reste sans suite visible. Le dossier de l’ONAS est en justice sans avancée claire, tout comme l’affaire des 17 milliards de la DER et d’autres dossiers similaires.
Par ailleurs, des inquiétudes persistent concernant des arrestations et détentions de responsables politiques, d’élus locaux, d’acteurs médiatiques et de citoyens. Parmi eux : Moustapha Diop (maire de Louga), Farba Ngom (maire d’Agnam), Mamadou Gueye (maire de Djiddah Thiaroye Kao), le maire de Koungheul, Mansour Faye, Sophie Gladima (maire de Joal), Maodo Malick Mbaye, Ndeye Saly Diop Dieng, ainsi que Lat Diop placé sous bracelet électronique.
Des acteurs de la société civile et des médias sont également concernés, notamment Badara Gadiaga, Ameth Ndoye, Abou Diallo, le journaliste Bachir Fofana, la journaliste Maimouna Ndour, ainsi que Babacar Fall, dont les situations suscitent de nombreuses interrogations.
Le secteur de la presse soulève également des préoccupations, notamment sur les critères d’attribution de l’aide publique, avec des perceptions d’inégalités entre médias.
Enfin, des informations sur des engagements financiers importants avec des partenaires extérieurs, notamment des fonds dits « vautours » évoqués à hauteur de 650 millions, suscitent des interrogations et appellent à plus de transparence.
Beaucoup de jeunes, faute de perspectives, continuent de risquer leur vie en mer. Cela traduit un manque d’espoir qui doit interpeller tous les responsables.
Aujourd’hui, les Sénégalais attendent des solutions concrètes :
– une meilleure régulation du coût de la vie
– un système de santé plus accessible
– des réponses claires sur les dossiers en suspens
– des opportunités réelles pour la jeunesse
– plus de transparence et d’équité dans la gestion publique
Le moment est venu de se concentrer sur l’essentiel : répondre aux préoccupations des populations avec responsabilité, efficacité et respect.
Le Sénégal mérite mieux. Les Sénégalais méritent des réponses. Pape Seck










