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Affaire des 91 travailleurs licenciés par SAIPEM : le collectif réclame vérité et justice

À travers cette action, les anciens travailleurs disent vouloir obtenir des clarifications sur le rôle joué pendant plusieurs décennies par la SOCOPAO dans la gestion administrative des relations entre les travailleurs sénégalais et les sociétés Bouygues Offshore, Saibos et SAIPEM SA, ainsi que sa filiale Global Petro-Project Service.

Dans leur mémorandum, les membres du collectif évoquent notamment la gestion et la transmission de documents contractuels, la centralisation des formalités liées à l’emploi ainsi que la liaison administrative entre les travailleurs et les sociétés utilisatrices. Selon eux, ces éléments soulèvent aujourd’hui des interrogations sur « la portée réelle de la chaîne contractuelle » et sur l’identité de l’employeur réel.

Prenant la parole devant la presse, Monsieur Abdou DIEDHIOU a expliqué que cette démarche vise à demander des éclaircissements sur plusieurs points jugés essentiels par le collectif.
« Nous sommes venus solliciter notre ex-représentant administratif, la SOCOPAO du Groupe Bolloré, afin d’obtenir des réponses claires sur son rôle dans notre relation contractuelle avec SAIPEM et ses filiales », a-t-il déclaré.

Le coordonnateur du collectif a également dénoncé ce qu’il considère comme des incohérences administratives autour des certificats de travail délivrés à certains travailleurs. Selon lui, la SOCOPAO aurait remis des certificats à des employés qui n’étaient pas directement sous sa tutelle administrative.
« Il est demandé de clarifier sur quelle base juridique ces certificats ont été délivrés et quelle était l’identité réelle de l’employeur », a-t-il ajouté.

Le collectif affirme par ailleurs que les lettres de licenciement ont été transmises par le canal administratif de la SOCOPAO, provoquant des conséquences sociales et humaines importantes pour les travailleurs concernés. Selon les responsables du mouvement, plusieurs anciens employés seraient aujourd’hui décédés, gravement malades, invalides ou vivant dans une situation de grande précarité.

Autre point soulevé par les manifestants : l’existence juridique de la société Global Petro-Project Service au moment des licenciements. Le collectif affirme avoir relevé des incohérences entre les dates figurant sur certaines lettres de licenciement établies en mars 2016 à Zurich et les informations administratives relatives au démarrage officiel des activités de cette société.

Pour les membres du collectif, ces éléments méritent des investigations approfondies afin d’établir clairement les responsabilités dans cette affaire.

À l’issue du sit-in, les travailleurs ont réitéré plusieurs demandes, notamment :
● des clarifications sur le rôle exact de la SOCOPAO dans la relation contractuelle ;
● des explications sur la base juridique des certificats de travail délivrés ;
● des précisions sur l’implication de la SOCOPAO dans la transmission des licenciements ;
● ainsi qu’une révision globale du dossier.

Le collectif appelle également les autorités sénégalaises, notamment le Président de la République, le Premier ministre et les ministères concernés, à s’impliquer davantage dans la recherche d’une solution.

« Depuis dix ans, les travailleurs souffrent. Beaucoup ont perdu leurs familles, leur stabilité et leur dignité. Nous attendons toujours des réponses concrètes », a conclu Monsieur Abdou DIEDHIOU.

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