Espace Afrique

Ouverture officielle du SICA 2025 : Dakar au cœur de la créativité et du tourisme africain

Sous le haut patronage de SEM Bassirou Diomaye Diakhar Faye, Président de la République du Sénégal, la 2e édition du Salon International de la Création Artistique Africaine (SICA) a été officiellement lancée ce samedi à Mermoz Sacré-Cœur. L’événement, porté par Médiane Art en partenariat avec la mairie de la commune, est placé sous le thème :« Dakar, carrefour d’expression, d’innovation, de dialogue interculturel et du tourisme ».

La cérémonie s’est tenue en présence du représentant du maire de Mermoz Sacré-Cœur, M. Aliou Tall, du Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, M. Amadou Ba, du Président de la Chambre des Métiers de Dakar, M. Gorgui Diop, ainsi que de nombreux partenaires institutionnels, diplomatiques et culturels. Le Nigeria et la Guinée Conakry étaient les pays invités d’honneur.

Dans son discours d’ouverture, Mamadou Sarr Ndoye, président du SICA et acteur culturel, a rappelé la vocation du salon :

« Le SICA est une plateforme pour les créateurs, les innovateurs et les entrepreneurs culturels. Un lieu où les idées naissent, se croisent et deviennent des projets. Nous espérons voir le SICA inscrit durablement dans l’agenda culturel du Sénégal. »

Il a également remercié les partenaires stratégiques qui ont contribué à la réussite de cette édition.

L’honorable Moussa Diakhaté, commissaire de l’IDA, a livré un discours vibrant en faveur de la reconnaissance du secteur artisanal :

« Tant que l’artisanat ne sera pas érigé en priorité nationale, il sera difficile d’atteindre le plein emploi. Partout où le développement a réussi, c’est parce qu’on s’est appuyé sur l’artisanat. »

Il a annoncé l’intégration du SICA dans la plateforme de l’IDA et promis de porter le plaidoyer au niveau africain et international, y compris auprès des Nations Unies.

L’ambassadrice du SICA, l’honorable Sira Ndoye, a salué avec émotion la force créatrice du continent :

« Les artistes sont les architectes de l’émotion et les gardiens de notre mémoire. Le SICA sera leur sanctuaire, un espace où leurs voix résonneront dans le monde. »

Elle a invité le public à « vivre le salon » et à soutenir les créateurs africains.

La présidente du collectif Eutou Lingère a tenu à remercier le président Sarr Ndoye pour son accompagnement auprès des jeunes femmes entrepreneures :

« Grâce à son soutien, nous avons pu obtenir des stands et nous faire connaître. Nous ouvrons la porte à tout partenaire souhaitant œuvrer avec nous. »

Prenant la parole, Mme Astou Diarra, marraine de la 2ᵉ édition du Salon international de la création artistique africaine (SICA) et présidente de la Fédération Nationale des Artisans Touristiques du Sénégal, a exprimé sa profonde gratitude envers les organisateurs pour la confiance placée en sa personne. Elle a salué un événement qui, selon elle, « porte la flamme de la création, de l’innovation et de la fierté africaine ».

Elle a rappelé que l’Afrique est un immense atelier de créativité, où les artistes — de Dakar à Douala, de Bamako à Nairobi, de Lagos au Cap  façonnent des œuvres qui racontent « des histoires de résistance, de beauté et d’espérance ». Pour elle, le SICA constitue un espace essentiel de visibilité, de rayonnement et de reconnaissance pour des talents souvent méconnus mais porteurs d’un message universel.

Mme Diarra a insisté sur la nécessité de renforcer la synergie entre culture, créativité et entrepreneuriat, soulignant que les jeunes artistes africains ont besoin de soutien, de formation et de plateformes structurées pour libérer pleinement leur potentiel. Investir dans la création, ajoute-t-elle, revient à investir dans l’imaginaire collectif, dans l’économie culturelle et dans l’emploi des jeunes.

Elle a également adressé un message particulier aux femmes artistes, les invitant à continuer d’oser, de créer et d’innover :

« Vos voix, vos couleurs et vos récits sont indispensables à la construction d’une Afrique harmonieuse et inclusive ».

Pour la marraine, le SICA doit aller au-delà d’un simple salon : il doit devenir une institution, un réseau durable et un véritable écosystème de la création africaine, incluant l’art numérique, l’entrepreneuriat et la diplomatie culturelle. La culture, a-t-elle rappelé, est aussi un instrument de puissance douce permettant d’affirmer l’identité africaine sur la scène internationale.

Elle a conclu en réaffirmant son engagement à porter le plaidoyer du SICA, à soutenir les initiatives artistiques et à encourager les passerelles entre création, innovation et solidarité :

« Que vive la création africaine, que vive la jeunesse créatrice, que le SICA continue de révéler l’Afrique qui imagine, qui crée et qui inspire ».

Prenant la parole, Gorgui Diop, Président de la Chambre des Métiers de Dakar, a souligné l’importance stratégique de l’artisanat :

« L’artisanat est un pilier économique : il crée des emplois, génère des revenus et préserve notre identité culturelle. Le SICA met en lumière le génie et la créativité des artisans africains. »

Il a appelé à une plus grande valorisation des métiers artisanaux, essentiels à la lutte contre le chômage et l’immigration clandestine.

Le représentant de l’ambassade de Guinée a exprimé son admiration pour l’organisation du salon et salué le rôle de Mamadou Sarr Ndoye :

« L’Afrique a besoin de ce monsieur. Avec des initiatives comme le SICA, nous pouvons freiner l’hémorragie migratoire et offrir des opportunités aux jeunes. »

L’ambassadeur du Nigeria a, quant à lui, réaffirmé l’engagement de son pays à accompagner le salon et a invité le public à découvrir la richesse de la création nigériane lors de la journée qui leur sera dédiée.

Au nom du maire, M. Aliou Tall a félicité l’organisation et annoncé une décision forte : « Le SICA est désormais inscrit dans l’agenda culturel de la commune de Mermoz Sacré-Cœur. Nous souhaitons accueillir la troisième édition ici même. »

Il a salué le travail de l’équipe qui a réussi à mettre en place l’événement en seulement 15 jours, avec une organisation jugée exemplaire.

La cérémonie d’ouverture s’est achevée par une visite des stands, mettant en avant le dynamisme de la création africaine, l’engagement des artisans, et la volonté des institutions partenaires de faire du SICA une référence continentale.

Vive la création africaine. Vive l’artisanat. Vive le SICA.

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Moussa DIBA

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