Réunis en assemblée générale, les représentants des différents secteurs professionnels ont procédé à une analyse de la situation sociale, économique et syndicale du pays. Dans une résolution adoptée à l’issue des travaux, le Front syndical accuse le gouvernement d’avoir privilégié « la voie de la confrontation plutôt que celle du dialogue » et d’avoir choisi « le passage en force plutôt que la concertation » dans la conduite des réformes sociales.
Le FSDT dénonce également le faible niveau d’exécution des engagements contenus dans le Pacte national de stabilité sociale et de croissance inclusive. Selon les responsables syndicaux, plusieurs engagements pris par les pouvoirs publics demeurent sans suite, contribuant à une détérioration du climat social.
Les syndicats expriment aussi leur inquiétude face aux dispositions contenues dans les projets de réforme du Code du travail et du Code de la sécurité sociale, qu’ils jugent régressives et susceptibles de fragiliser davantage les droits des travailleurs. Ils dénoncent également des atteintes aux libertés syndicales, des actes d’intimidation contre les organisations représentatives ainsi que des licenciements qu’ils qualifient d’abusifs, touchant plus de 900 travailleurs.
Parmi leurs principales revendications figurent la réintégration des travailleurs licenciés, la généralisation de l’indemnité de logement aux agents des secteurs concernés, notamment ceux de la santé et le personnel administratif, technique et de service (PATS) des universités publiques, l’apurement du passif social, le respect des libertés syndicales, la sauvegarde des emplois et le renforcement de la protection sociale.
Le Front syndical rappelle que le dialogue social ne saurait se limiter à une simple formalité et insiste sur le respect des engagements pris entre les partenaires sociaux. Il affirme rester ouvert à des discussions avec les autorités, tout en avertissant qu’il ne renoncera pas à défendre les intérêts matériels et moraux des travailleurs.
La grève générale de 24 heures est prévue le vendredi 10 juillet 2026, de minuit à minuit, sur toute l’étendue du territoire national. Le FSDT appelle l’ensemble des travailleurs, des syndicats affiliés, des retraités et des citoyens attachés à la justice sociale à se mobiliser massivement afin d’obtenir la satisfaction de leurs revendications et l’ouverture d’un dialogue social qu’il souhaite plus inclusif et plus constructif.
Moussa Diba










