
La conférence de clôture, animée par le Professeur Mamadou Dramé, Assesseur de la FASTEF, s’est tenue en présence du parrain de cette édition, Dr Lamine Sané, Directeur général de l’Agence nationale de la recherche scientifique appliquée (ANRSA), du président de l’Amicale des étudiants, M. Omar Diop, ainsi que d’enseignants-chercheurs, d’étudiants et de nombreux invités.
Dans son intervention, le Professeur Mamadou Dramé a rappelé que les 48 heures de la FASTEF constituent un rendez-vous majeur de la vie universitaire, alliant réflexion académique, échanges scientifiques et renforcement des liens entre les différentes composantes de la faculté.
« Ces journées sont des moments de réflexion sur les pratiques enseignantes et les missions de formation qui sont au cœur de notre vocation. Elles sont également des espaces de convivialité où étudiants, enseignants, formateurs et partenaires se retrouvent autour d’activités sportives, culturelles et intellectuelles. Elles traduisent notre volonté de consolider l’esprit de famille qui caractérise la FASTEF », a-t-il déclaré.
Le conférencier a rendu un vibrant hommage au parrain de cette édition, le Directeur général de l’ANRSA, estimant que son parcours académique et professionnel constitue une véritable source d’inspiration pour les futurs enseignants.
« Le Dr Lamine Sané représente un modèle de rigueur, d’excellence et d’engagement scientifique. Nous sommes honorés qu’il ait accepté de parrainer cette édition et de partager son expérience avec nos étudiants. Son parcours illustre le type de citoyen et de chercheur que notre pays souhaite promouvoir », a affirmé le Professeur Dramé.
Abordant le thème central de la conférence, le Professeur Dramé a expliqué que l’intégration progressive de l’intelligence artificielle dans les systèmes éducatifs impose une réflexion approfondie sur ses implications pédagogiques, scientifiques et éthiques.
Selon lui, la FASTEF, en tant qu’institution chargée de former les enseignants et les corps de contrôle de l’éducation, doit jouer un rôle moteur dans l’accompagnement de cette mutation technologique.
« Avec les initiatives engagées pour intégrer l’intelligence artificielle dans l’éducation, notre faculté a une responsabilité particulière. Nous devons préparer les futurs enseignants à maîtriser ces nouveaux outils tout en les sensibilisant aux exigences éthiques qui encadrent leur utilisation », a-t-il indiqué.
Le spécialiste a insisté sur le fait que l’intelligence artificielle ne saurait remplacer l’enseignant, dont le rôle demeure irremplaçable dans la transmission des savoirs, l’accompagnement des apprenants et le développement de l’esprit critique.
« L’intelligence artificielle doit rester un outil au service de l’enseignant. Elle ne doit en aucun cas se substituer à lui. La responsabilité pédagogique demeure celle de l’enseignant, qui doit utiliser ces technologies avec discernement, esprit critique et sens de l’éthique », a-t-il soutenu.
Le Professeur Dramé a également plaidé pour une évolution des contenus de formation afin que les futurs enseignants développent les compétences nécessaires à une utilisation responsable et efficace de l’intelligence artificielle.
Il a souligné que la révolution numérique impose une adaptation continue des pratiques pédagogiques et des curricula de formation, afin de garantir une école capable de répondre aux défis du XXIe siècle.
Pour lui, la maîtrise de l’intelligence artificielle ne constitue plus une option, mais une compétence essentielle pour les enseignants appelés à évoluer dans un environnement éducatif en pleine transformation.
Cette cérémonie de clôture a mis fin à deux journées riches en conférences, débats, compétitions sportives, activités culturelles et moments de partage entre les membres de la communauté universitaire.
À travers cette édition consacrée à l’intelligence artificielle, la FASTEF réaffirme son ambition de contribuer activement à la modernisation du système éducatif sénégalais en préparant des enseignants capables d’intégrer les innovations technologiques tout en préservant les valeurs éthiques et pédagogiques qui fondent la mission éducative.
Moussa Diba










