Le ministre de l’Intérieur alors en fonction, en charge des élections, répondant à uncourrier du Front en date du 6 mars 2026, avait assuré que le scrutin se tiendrait dansles délais prévus en application de l’alinéa premier des articles L.236 et L.269 de la loiélectorale, ajoutant que le Président de la République était dans les délais pour signerle décret y afférant.Or, à l’évidence, le calendrier électoral est aujourd’hui largement compromis.
En effet,en application des articles L.247 et L.282 de la loi électorale, le Ministre de l’Intérieurdoit fixer la caution au plus tard le 20 août 2026, après concertation avec les acteurspolitiques.
Tout comme en application des articles L.248 et L.283 de la loi électorale,les listes de candidatures aux élections départementales et municipales devraient êtredéposées entre le 24 et le 29 octobre 2026 ; et les électeurs, en application desarticles L.294 du code électoral, convoqués au plus tard le 19 octobre 2026.
Il s’yajoute qu’en application de l’article L.37 de la loi électorale, une révision ordinaireaurait dû être organisée depuis le 1er février 2026 ou, à défaut, une révisionexceptionnelle des listes électorales aurait dû être proposée, concomitamment audécret fixant la date des élections.
Du fait de l’inertie probablement délibérée du gouvernement, il apparaît difficiled’organiser ces élections avant le 17 janvier 2027, date limite prévue par la loiélectorale. Pourtant, aucune circonstance autre que la volonté politique partisanen’impose le report à une autre période de l’année 2027.
Comme tous le savent, la démocratie repose aussi sur le respect des règles électorales,l’organisation des scrutins dans les délais et la prise en compte de la volonté populaire.
A cet égard, la situation actuelle, marquée par une volonté manifeste de nous installerdans un report de fait du scrutin, entretient l’incertitude et la confusion et risque dedéboucher sur une prolongation illégale des mandats territoriaux.
Le FDR rappelle que le respect du calendrier électoral constitue une exigenceconstitutionnelle et démocratique qui s’impose à tous les pouvoirs publics.
En conséquence, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République appelleles forces vives de la Nation, les partis politiques, les organisations de la société civileainsi que l’ensemble des citoyens à exiger l’ouverture immédiate de concertations entre.
Le gouvernement et les acteurs politiques afin de garantir le strict respect du Codeélectoral et du calendrier électoral. Il y va de la crédibilité du processus électoral, dela légitimité des institutions territoriales et de la préservation de l’État de droit auSénégal.
Dakar le 5 août 2026La Conférence des Leaders










