La 10e édition de la finale nationale du concours « Ma thèse en 180 secondes » (MT180) s’est tenue ce vendredi 30 octobre 2026, dans la salle de conférences de la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Placée sous l’égide du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) et sous le parrainage de la professeure Ramatoulaye Diagne Mbengue, cette édition a consacré trois lauréats, avec Badji Ange Kabkia sacré vainqueur national. Il aura ainsi l’honneur de représenter le Sénégal à la finale internationale du concours.
Au total, quinze doctorants, issus des quinze écoles doctorales des universités et établissements d’enseignement supérieur du Sénégal, ont pris part à cette compétition, dont un représentant de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane (UN-CHK). Le défi était de taille : présenter et vulgariser des travaux de recherche parfois complexes en seulement trois minutes, devant un jury et un public, en s’appuyant sur une seule diapositive.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent promouvoir la recherche scientifique et l’innovation, tout en renforçant les capacités des jeunes chercheurs à communiquer leurs travaux de manière claire, accessible et convaincante.
Prenant la parole à l’issue de la cérémonie, Michel Lam, responsable du bureau national de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) au Sénégal, s’est réjoui de la qualité des prestations des candidats. Il a notamment salué le niveau des présentations, soulignant que les prestations avaient même donné du fil à retordre aux membres du jury.
Selon lui, cette qualité est le fruit d’un travail de préparation de longue haleine. Les candidats passent d’abord par des phases de présélection au sein de leurs écoles doctorales respectives, avant de bénéficier d’une semaine de renforcement de capacités axée notamment sur les techniques d’expression, la prise de parole en public et la vulgarisation scientifique.
Michel Lam a également mis en avant la portée symbolique de cette 10e édition, qui marque dix années de promotion de la recherche à travers le concours MT180. Il a particulièrement salué la participation, cette année, des quinze écoles doctorales, ainsi que le parcours du Sénégal dans les compétitions nationales et internationales.
Pour le responsable de l’AUF, au-delà des récompenses matérielles composées notamment d’ordinateurs et de tablettes, les véritables acquis pour les lauréats résident dans la visibilité, la notoriété, les opportunités de formation et les perspectives de carrière qu’offre cette distinction.

De son côté, le vainqueur national, Badji Ange Kabkia, s’est dit particulièrement ému par cette consécration. Doctorant à l’UCAD, il travaille sur la valorisation des plantes médicinales utilisées contre les parasites. À travers ses recherches, il ambitionne de mettre en évidence le potentiel du patrimoine végétal africain, encore insuffisamment valorisé, en proposant des solutions thérapeutiques plus durables à partir des ressources naturelles.
Son objectif est de développer des remèdes accessibles, disponibles et reproductibles, tout en prenant en compte la santé humaine, animale et environnementale. Une approche qui s’inscrit dans une vision intégrée de la santé et de la préservation de l’environnement.
Conscient du défi qui l’attend désormais sur la scène internationale, Badji Ange Kabkia entend poursuivre son apprentissage et renforcer davantage ses compétences. « Plus de formation, plus de formation et plus de formation », a-t-il indiqué, évoquant les prochaines étapes de sa préparation.
Avec cette nouvelle édition, le concours « Ma thèse en 180 secondes » confirme son rôle dans la promotion de la recherche scientifique au Sénégal et dans la valorisation des compétences des jeunes chercheurs. Le sacre de Badji Ange Kabkia ouvre ainsi une nouvelle perspective pour la recherche sénégalaise, appelée à rayonner au-delà des frontières nationales.
M. DIBA










