

L’objectif de cette session était d’outiller les collectivités territoriales afin qu’elles puissent mieux intégrer les enjeux du changement climatique dans leurs politiques locales et élaborer des stratégies d’adaptation adaptées aux réalités de leurs territoires.
Prenant la parole, Mme Élisa Magnani, enseignante à l’Université de Bologne, a rappelé le rôle majeur des universités dans le partage des connaissances et la coopération internationale. Elle a souligné que son établissement, fondé en 1088, est la plus ancienne université du monde encore en activité.
Géographe de formation, elle a indiqué avoir animé des cours portant sur les causes et les impacts du changement climatique, avec un accent particulier sur les conséquences sociales et socioculturelles. Selon elle, les échanges entre les représentants des trois communes ont permis de mettre en évidence les effets déjà perceptibles du dérèglement climatique, mais également de partager des idées concrètes pour améliorer la planification territoriale et renforcer les capacités d’adaptation.
Mme Magnani a également insisté sur la solidité du partenariat qui unit depuis plusieurs années l’Université de Bologne et l’UCAD, notamment la Faculté des Lettres et Sciences Humaines. À ses yeux, cette coopération dépasse le cadre du développement pour devenir un véritable partenariat académique et scientifique.
Elle a annoncé qu’une deuxième phase de la formation se déroulera prochainement en Italie. Les mêmes participants seront accueillis à l’Université de Bologne avant d’effectuer des visites dans des administrations publiques italiennes afin de découvrir les pratiques locales en matière d’adaptation au changement climatique.
De son côté, M. Alioune Dème, enseignant-chercheur à l’UCAD, a expliqué que le projet SICIMOT repose sur une collaboration scientifique entre l’Université Cheikh Anta Diop, l’Université de Bologne et leurs partenaires italiens. Il a salué une coopération ancienne qui permet aujourd’hui de mettre la recherche universitaire au service des collectivités territoriales.
Selon lui, les connaissances scientifiques sur le changement climatique ne doivent plus rester confinées dans les universités, mais être mises au profit des communautés locales. Il a insisté sur le fait que les solutions les plus efficaces naissent souvent à la base, au niveau des communes, à travers des stratégies adaptées aux réalités culturelles, sociales et environnementales de chaque territoire.
M. Dème a précisé que les communes de Pikine, Thiès et Toubacouta ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures ayant mobilisé plusieurs centaines de collectivités. Il s’est réjoui du dynamisme des participants et des nombreuses idées de projets qui ont émergé au cours de la formation.
Au-delà de l’atelier, les porteurs du projet entendent désormais accompagner les collectivités dans la concrétisation de ces initiatives afin de produire des résultats tangibles au bénéfice des populations.
À travers cette initiative, l’UCAD et l’Université de Bologne réaffirment leur volonté de renforcer la coopération scientifique entre le Sénégal et l’Italie tout en contribuant à l’émergence de collectivités locales plus résilientes face aux défis du changement climatique.
Moussa Diba










