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JOJ Dakar 2026 : le British Council célèbre les talents de la jeunesse à travers la danse, le sport et le cinéma

Dans le cadre de son rendez-vous mensuel de projection et du programme Film Lab Africa, le British Council, en partenariat avec l’association Magg ando, a organisé, ce samedi 7 novembre 2026, une soirée spéciale intitulée « Film Screening & Conversation ». Cette rencontre a été consacrée aux liens entre la danse, le sport et le cinéma, à travers la projection de films suivie d’échanges avec des artistes et des professionnels des industries créatives.

Organisée dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026, cette initiative a permis de mettre en lumière le travail de Magg ando ainsi que le parcours des jeunes danseuses et danseurs accompagnés cette année dans le cadre du projet Jamm.

Pour Maimouna Thiam, responsable des programmes au British Council, cette soirée constituait également une occasion de rendre hommage aux sportifs sénégalais et de montrer les possibilités de collaboration entre différents secteurs artistiques et sportifs.« Nous voulions faire un clin d’œil aux Jeux olympiques en proposant une projection qui met en avant nos sportifs sénégalais, tout en montrant les liens qui existent entre la danse et le cinéma », a-t-elle expliqué.La programmation cinématographique a notamment permis de découvrir un documentaire consacré aux danseurs de l’association, ainsi que d’autres œuvres mettant en lumière les parcours artistiques et sportifs. Le choix des films répondait également à une volonté de valoriser les athlètes sénégalais, encore peu représentés dans les productions cinématographiques nationales

Au-delà des projections, les échanges ont porté sur la place de la jeunesse dans les industries créatives, les possibilités de professionnalisation et les passerelles entre les disciplines. Comment permettre à un jeune danseur d’accéder au cinéma ou au sport ? Comment transformer les compétences artistiques en véritables opportunités professionnelles ? Autant de questions soulevées au cours de cette rencontre.

Prenant la parole, Rayan Amu a insisté sur la nécessité de construire un écosystème capable de soutenir les talents locaux et de permettre aux artistes de vivre dignement de leur passion. Selon lui, la reconnaissance internationale des artistes et des sportifs doit également s’accompagner d’une meilleure valorisation de leurs parcours dans leur propre pays.Il a notamment souligné les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes artistes, qui souhaitent simplement pouvoir exercer leur métier, subvenir à leurs besoins et vivre de leur travail sans être constamment préoccupés par les dépenses quotidiennes.

De son côté, Clara Bajado a partagé son expérience personnelle dans le monde de la danse, évoquant les défis liés à la construction d’une carrière artistique, la résilience et l’importance de rester fidèle à ses motivations profondes.Pour elle, la danse dépasse le simple cadre d’une activité professionnelle. Elle constitue également un espace de rencontre, de partage et de compréhension entre des personnes issues de différentes cultures. Revenant sur son parcours, elle a rappelé que son engagement dans la danse était initialement lié à la communauté et au mouvement, avant de devenir progressivement une véritable carrière.Elle a également évoqué les réalités économiques auxquelles sont confrontés les artistes, notamment la nécessité de concilier passion artistique et obligations quotidiennes. Son témoignage a ainsi mis en évidence l’importance de créer des conditions favorables à l’épanouissement professionnel des jeunes talents.

Cette soirée a également permis au British Council de revenir sur les ambitions du programme Film Lab Africa, lancé au Sénégal en 2024. Après une première cohorte de jeunes bénéficiaires, qui a permis la réalisation de quatre courts métrages en cinq mois, certains films ont été présentés dans des festivals internationaux et ont obtenu des nominations.

Pour cette deuxième cohorte, le programme met particulièrement l’accent sur la participation des femmes, avec l’ambition de les encourager à investir davantage les métiers techniques du cinéma. Selon Maimouna Thiam, les femmes représentent désormais environ 58 % des participants de cette nouvelle promotion, une évolution significative dans la dynamique d’inclusion du programme.

Le British Council entend également renforcer les dispositifs d’accompagnement afin de favoriser l’autonomisation professionnelle des femmes dans les industries créatives, tout en poursuivant la production de quatre nouveaux courts métrages.La distribution des œuvres, notamment dans les régions du Sénégal, figure également parmi les priorités annoncées.

À travers cette soirée « Film Screening & Conversation », le British Council et ses partenaires ont ainsi ouvert un espace de dialogue sur l’avenir des jeunes talents, la valorisation des pratiques culturelles et la nécessité de créer des passerelles entre les secteurs de la danse, du sport et du cinéma.Une initiative qui rappelle que les industries créatives peuvent constituer un véritable levier d’expression, d’insertion professionnelle et d’opportunités pour la jeunesse sénégalaise.

Moussa Diba

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