Quelques heures après les accusations mettant en cause le Tchad dans la tentative de prise de pouvoir avortée au Niger, le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a réagi de manière indirecte sur ses réseaux sociaux.
Dans un message publié dans la nuit, le dirigeant tchadien a partagé le verset 42 de la sourate Al-Baqara : « Ne mêlez pas le faux à la vérité. Ne cachez pas sciemment la vérité. » Une publication interprétée comme un démenti implicite, mais qui ne fournit pas d’explications précises sur les accusations formulées depuis Niamey.
Le capitaine nigérien Roger Gabriel, qui s’est exprimé à la télévision nationale au sujet des événements survenus dans la nuit du 28 au 29 août à la base aérienne 101 de Niamey, affirme notamment avoir reçu des communications faisant état de soutiens extérieurs au mouvement. Il aurait évoqué, parmi ces pistes, une implication présumée d’acteurs tchadiens. Ces accusations restent toutefois à établir et ne constituent pas, en elles-mêmes, une preuve d’une implication officielle du Tchad.
Au Tchad, des voix proches du pouvoir ont déjà rejeté catégoriquement ces accusations. La Coalition des associations de la société civile pour les actions citoyennes (CASAC) a notamment qualifié les déclarations du capitaine Roger Gabriel de « montage grossier » et de « fabrication mensongère ».
Cette affaire risque néanmoins de raviver les tensions entre Niamey et N’Djamena, alors que les autorités nigériennes cherchent à établir les circonstances exactes de la tentative de putsch. Pour l’heure, les accusations d’une implication directe du pouvoir tchadien demeurent contestées et nécessitent des éléments de preuve indépendants.
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