Le retour en Guinée-Bissau de l’ancien président Umaro Sissoco Embaló, annoncé pour ce dimanche 4 octobre, est désormais compromis. Le Haut Commandement militaire a fait savoir, dans un communiqué publié jeudi 1er octobre, que les conditions de sécurité nécessaires pour garantir son retour sur le territoire national n’étaient pas réunies.
Cette décision intervient quelques jours après l’annonce, par l’ex-chef de l’État, de sa candidature à l’élection présidentielle prévue le 6 décembre prochain. En exil depuis son renversement par les militaires en novembre 2025, Umaro Sissoco Embaló avait annoncé son intention de regagner le pays afin de participer au scrutin et de reprendre sa place dans la compétition politique.
Dans son communiqué, le Haut Commandement militaire invoque exclusivement des motifs liés à la sécurité nationale, au maintien de l’ordre public et à la prévention de toute situation susceptible de compromettre la stabilité et la tranquillité sociales. Les autorités militaires maintiennent par ailleurs les restrictions imposées aux manifestations et rassemblements à caractère politique durant la période de transition
Le bras de fer entre l’ancien président et les autorités de transition intervient alors que la Guinée-Bissau doit organiser, le 6 décembre, des élections destinées à marquer un retour à l’ordre constitutionnel. L’interdiction du retour d’Embaló ajoute ainsi une nouvelle incertitude au processus politique en cours
.À ce stade, l’ancien président affirme toutefois maintenir son intention de participer à la présidentielle, tandis que les autorités militaires justifient leur décision par la situation sécuritaire du pays.










