Le président nigérian Bola Ahmed Tinubu et les gouverneurs des États nigérians veulent accélérer la baisse des coûts du transport, avec pour objectif que les usagers commencent à bénéficier de tarifs réduits à partir du 1er octobre 2026.
À l’issue de discussions avec le Nigeria Governors’ Forum, le chef de l’État a annoncé la mise en place prochaine d’un comité conjoint fédéral-États chargé de traduire les économies réalisées sur les carburants en une baisse effective des tarifs de transport, particulièrement dans le transport intra-étatique.
Au cœur de cette stratégie figure le développement du gaz naturel comprimé (CNG) et des véhicules électriques, dont les coûts d’exploitation sont présentés comme inférieurs à ceux des véhicules fonctionnant à l’essence. Selon Tinubu, un véhicule roulant au CNG peut consommer 60 à 80 % de moins en carburant qu’un véhicule à essence.
Le gouvernement fédéral entend également accélérer le déploiement des infrastructures. 500 nouvelles stations de ravitaillement CNG ont été ordonnées, venant s’ajouter aux 500 déjà prévues, pour porter à 1 000 le nombre de stations programmées à l’échelle nationale.
Parallèlement, plus de 120 000 véhicules ont déjà été convertis au CNG dans le cadre de l’initiative présidentielle, tandis que plus de 100 000 kits de conversion supplémentaires sont en cours de traitement. Le programme officiel Pi-CNG & EV confirme également le franchissement du seuil des 120 000 conversions.
Pour Abuja, l’enjeu est désormais de faire en sorte que la transition énergétique ne se limite pas à une transformation du parc automobile, mais qu’elle produise un impact concret sur le pouvoir d’achat des usagers. Le gouvernement résume son ambition en un principe : un carburant moins cher doit se traduire par des tarifs de transport moins élevés.
Une expérience qui pourrait intéresser d’autres pays africains confrontés à la hausse des coûts du transport, notamment ceux disposant de réserves importantes de gaz naturel.










