Les autorités de Guinée équatoriale affirment avoir déjoué une tentative de coup d’État après la saisie, au port de Bata, d’un conteneur en provenance d’Europe contenant, selon elles, un important arsenal destiné à soutenir un projet de renversement du pouvoir.
L’opération aurait débuté fin juin 2026, à la suite d’informations transmises par les services de renseignement russes. Selon les éléments rapportés par plusieurs sources, Moscou aurait alerté les autorités de Malabo de l’arrivée d’un conteneur suspect transportant des armes depuis un pays européen. Les autorités équato-guinéennes auraient ensuite procédé à sa saisie et lancé une enquête.
Cette affaire intervient alors que la présence sécuritaire russe s’est renforcée en Guinée équatoriale. Des éléments de l’Africa Corps, force liée au ministère russe de la Défense et issue notamment de la restructuration des activités de Wagner en Afrique, seraient présents dans le pays pour des missions de protection et de formation des forces présidentielles.
Les autorités équato-guinéennes accusent des membres liés à la Coalition pour la restauration d’un État démocratique (CORED) d’être impliqués dans le projet présumé. Plusieurs arrestations auraient déjà été effectuées dans l’entourage de figures de cette opposition, tandis que les investigations se poursuivent afin d’établir l’origine exacte des armes, leur destination et l’identité de l’ensemble des personnes impliquées.
Pour l’heure, les accusations formulées par les autorités restent au cœur d’une enquête en cours. Cette affaire illustre néanmoins le poids croissant de la coopération sécuritaire entre Malabo et Moscou, dans un contexte régional marqué par la multiplication des crises politiques et des tentatives de déstabilisation.










