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Diplomatie : Washington refuse le visa à Abdel Fattah al-Burhan pour l’Assemblée générale de l’ONU

Le chef de l’armée soudanaise et président du Conseil de souveraineté de transition, le général Abdel Fattah al-Burhan, n’a finalement pas obtenu de visa américain pour se rendre à New York, où il devait prendre la parole à la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies.

Selon plusieurs sources diplomatiques citées notamment par Reuters, cette décision serait liée aux divergences entre Washington et Khartoum autour d’une proposition américaine de trêve humanitaire de 90 jours destinée à permettre l’acheminement de l’aide et à ouvrir la voie à des négociations de paix. Des sources soudanaises affirment que la délivrance du visa aurait été conditionnée à l’acceptation de cette trêve par Al-Burhan.

Face à cette situation, le déplacement du dirigeant soudanais à New York a été reporté. L’ambassadeur du Soudan auprès de l’ONU, Al-Harith Idriss Al-Harith, a saisi le secrétaire général António Guterres, lui demandant l’intervention immédiate de l’Organisation pour obtenir la délivrance du visa. Le chef de l’ONU s’est dit « profondément préoccupé » par le fait que le document n’ait pas été délivré et a indiqué que ses services étaient en contact avec les autorités américaines.

Le ministre soudanais des Affaires étrangères, Mohieldin Salem, doit finalement représenter le Soudan aux travaux de l’Assemblée générale.

Cette crise diplomatique intervient alors que la guerre entre les Forces armées soudanaises (SAF), dirigées par Al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (RSF) se poursuit depuis avril 2023. Washington affirme désormais qu’aucune des deux parties belligérantes ne représente une autorité constitutionnelle légitime au Soudan et appelle les protagonistes à accepter une trêve humanitaire et à s’engager dans un processus politique conduisant à un gouvernement civil.

L’affaire du visa intervient ainsi dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et les autorités soudanaises sur les modalités de règlement du conflit et sur le rôle des acteurs régionaux dans les efforts de médiation.

Source : Reuters

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