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SEDAK 2026 : Abass Fall mise sur la formation et l’encadrement technique pour dynamiser l’élevage urbain à Dakar

Le maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, a pris part, ce mercredi 28 octobre 2026, à la première édition du Salon des Éleveurs de Dakar (SEDAK), organisée au terrain de Khar Yalla, dont il est le parrain.

Cette rencontre, consacrée aux défis de l’élevage urbain, a été l’occasion de mettre en avant la nécessité d’un meilleur encadrement des éleveurs, de la formation des acteurs et du renforcement de la sécurité sanitaire et alimentaire.

Prenant la parole, le maire de Dakar a salué l’initiative des organisateurs ainsi que la présence de l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires (EISMV), représentée par la professeure Mireille Kadja. Il a notamment insisté sur l’importance de l’accompagnement technique des éleveurs, au-delà du seul soutien financier.

« L’élevage est un tout. Il nécessite un accompagnement, notamment en matière de sécurité sanitaire, mais surtout de sécurité alimentaire », a-t-il souligné, en saluant l’engagement des partenaires techniques aux côtés des acteurs du secteur.

Pour Abass Fall, l’élevage occupe une place essentielle dans le modèle économique du Sénégal, aux côtés de l’agriculture et de la pêche. Il constitue également un levier de développement local, de création d’emplois et d’autonomisation économique, notamment pour les femmes et les jeunes.

Dans cette perspective, le maire a évoqué des initiatives de formation et d’accompagnement destinées aux acteurs du secteur. Un programme visant à former 360 femmes et jeunes a notamment été annoncé, en collaboration avec le docteur Touré, afin de renforcer leurs compétences et de favoriser leur insertion dans les activités d’élevage.

Le maire a également réaffirmé l’importance de l’encadrement vétérinaire et de l’appui technique pour améliorer les pratiques d’élevage, prévenir les maladies animales et garantir des produits sains aux consommateurs. Il a félicité le président du comité d’organisation, Mohamed Touré, le vice-président ainsi que toute l’équipe mobilisée pour la réussite de cette première édition.

Représentante l’École inter-États des sciences et médecine vétérinaires, la professeure Mireille Kadja a salué l’invitation adressée à son établissement et réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les éleveurs et les vétérinaires praticiens.

Elle a rappelé que l’EISMV, forte de 58 années d’existence, a contribué à la formation de près de 2 000 vétérinaires, appelés à intervenir auprès des professionnels de l’élevage.Dans son intervention, elle a insisté sur l’importance de l’observation quotidienne des animaux.

Selon elle, les éleveurs doivent être attentifs aux changements de comportement et aux premiers signes de maladie afin de pouvoir réagir rapidement et fournir aux vétérinaires les informations nécessaires au diagnostic.La professeure a également recommandé la mise en quarantaine des nouveaux animaux avant leur intégration dans un troupeau.

Cette précaution permet de limiter les risques d’introduction de maladies dans les exploitations.Elle a par ailleurs mis l’accent sur la vaccination contre les principales maladies touchant les petits ruminants, ainsi que sur le respect des règles d’hygiène dans les élevages.

La propreté des locaux, l’entretien des enclos et les soins apportés aux femelles avant et après la mise bas, notamment pour prévenir les mammites, figurent parmi les mesures essentielles préconisées.« Il vaut mieux prévenir que guérir », a-t-elle rappelé en substance, soulignant que la vaccination doit impérativement s’accompagner de bonnes pratiques d’hygiène.

À travers cette première édition du SEDAK, les organisateurs entendent offrir un cadre d’échanges entre éleveurs, autorités publiques, spécialistes vétérinaires et partenaires techniques, autour des enjeux de professionnalisation et de modernisation de l’élevage dans la capitale.

La participation de la Ville de Dakar et de l’EISMV illustre l’importance d’une approche concertée, associant soutien institutionnel, formation, prévention sanitaire et accompagnement de proximité.

Au-delà de la promotion des activités d’élevage, le salon ambitionne de contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et à la création d’opportunités économiques pour les femmes et les jeunes. Un enjeu majeur pour faire de l’élevage urbain une activité mieux encadrée, plus performante et davantage créatrice de valeur au Sénégal.

M.Diba

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