Les technologies d’assistance regroupent l’ensemble des équipements, dispositifs, logiciels et systèmes destinés à améliorer les capacités fonctionnelles des personnes vivant avec un handicap. Elles comprennent notamment les prothèses, orthèses, fauteuils roulants, aides auditives, lunettes adaptées, cannes blanches et solutions numériques innovantes.
Représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le conseiller technique a rappelé que le CNAO s’impose progressivement comme la structure nationale de référence dans le domaine de la réadaptation fonctionnelle et de l’appareillage orthopédique.
Il a souligné que le gouvernement poursuit une politique ambitieuse visant à renforcer l’inclusion sociale des personnes handicapées, notamment à travers la création prochaine d’un Centre national de réadaptation, le renforcement du cadre juridique des centres régionaux et la poursuite des réformes du système sanitaire.
Selon lui, ces actions s’inscrivent pleinement dans les orientations de l’Agenda national de transformation systémique « Sénégal 2050 », qui place le développement du capital humain au cœur des politiques publiques.
Le représentant du ministre a également rappelé les importants investissements réalisés par l’État pour renforcer les capacités du CNAO, notamment à l’approche des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026, ainsi que l’installation de comités régionaux multisectoriels de gestion du handicap, le développement des formations spécialisées et la mise à disposition d’aides techniques.
Il a annoncé que le Sénégal accueillera en 2027 la première exposition africaine consacrée aux technologies d’assistance, AT Expo Africa 2027, un rendez-vous international qui viendra confirmer le leadership du pays dans ce domaine.
« Le handicap ne doit jamais être un frein à une vie meilleure. Les technologies d’assistance constituent aujourd’hui une réponse essentielle pour garantir l’inclusion, l’autonomie et la dignité des personnes handicapées », a-t-il déclaré, avant d’inviter tous les partenaires à renforcer leur collaboration afin de faire du Sénégal un pionnier africain des technologies médicales d’assistance.
Prenant la parole au nom de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le représentant résident a salué l’engagement constant des autorités sénégalaises en faveur de la réadaptation fonctionnelle et de l’accès aux technologies d’assistance.
Il a rappelé que ces dispositifs ne sont pas de simples équipements médicaux mais de véritables instruments de liberté, permettant aux personnes handicapées de retrouver mobilité, autonomie, confiance et pleine participation à la vie économique et sociale..
Selon lui, le CNAO est devenu un véritable pôle d’excellence en matière de réadaptation, grâce au partenariat entre le gouvernement du Sénégal, l’OMS, l’UNICEF et leurs partenaires.
Il a mis en avant les résultats obtenus par le projet Bokk Naa Si :
● plus de 30 000 bénéficiaires accompagnés ;
● plus de 7 000 personnes équipées en aides techniques ;
● des centaines de prothèses, d’orthèses et de fauteuils roulants distribués ;
● des techniciens formés et plusieurs centres régionaux renforcés.
Pour l’OMS, ces résultats traduisent des vies transformées, des enfants qui retrouvent le chemin de l’école, des adultes qui reprennent une activité professionnelle et des familles qui retrouvent l’espoir.
Le représentant résident a également annoncé la préparation d’une deuxième phase du projet, qui visera à étendre les services à toutes les régions du Sénégal, renforcer la formation des professionnels, développer de nouveaux partenariats et mobiliser davantage de ressources afin qu’aucune personne ayant besoin d’une technologie d’assistance ne soit laissée de côté.
Le représentant résident de l’UNICEF a, pour sa part, salué le leadership du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique ainsi que les efforts du CNAO pour promouvoir les droits des personnes en situation de handicap.
Il a rappelé que les technologies d’assistance représentent de véritables passerelles vers l’éducation, la mobilité, l’autonomie, la participation sociale et l’exercice des droits fondamentaux.
Toutefois, il a reconnu que de nombreuses difficultés persistent, notamment pour les populations vivant dans les zones éloignées des centres spécialisés, confrontées aux distances, au coût des équipements et à une offre encore insuffisante.
L’UNICEF accompagne ainsi le gouvernement sénégalais afin de renforcer le dispositif national de réadaptation, rapprocher les services des communautés et améliorer la prise en charge des personnes en situation de handicap sur l’ensemble du territoire.
À cette occasion, plusieurs véhicules destinés au CNAO ont été remis officiellement afin de renforcer les stratégies avancées, faciliter les déplacements des équipes vers les zones reculées et améliorer le suivi des bénéficiaires.
Le représentant de l’UNICEF a souligné que ces moyens roulants constituent un investissement dans l’équité, la proximité et la dignité, tout en remerciant l’ensemble des partenaires, notamment l’OMS, ATscale et les équipes du CNAO, pour leur engagement.
À travers cette célébration, le Sénégal réaffirme sa volonté de placer les technologies d’assistance au cœur de sa politique d’inclusion. Les autorités, avec l’appui de leurs partenaires techniques et financiers, entendent poursuivre les investissements afin que chaque enfant, chaque adolescent et chaque adulte ayant besoin d’une technologie d’assistance puisse accéder à des services de qualité, apprendre, travailler, se déplacer librement et participer pleinement à la vie de la société.
La célébration de cette Journée internationale des technologies d’assistance constitue ainsi un nouvel appel à renforcer les synergies entre l’État, les partenaires internationaux, les organisations de personnes handicapées et les acteurs de la société civile pour bâtir un Sénégal plus accessible, plus équitable et résolument inclusif.
Je peux également réaliser une version « Agence de presse (APS) », plus concise et centrée sur les déclarations des intervenants, ou une version journalistique longue destinée à la presse écrite ou à un site d’information.
Moussa Diba










