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Cité CDC de Bambilor : les acquéreurs réclament la livraison de leurs villas et le remboursement de leurs investissements

Depuis plusieurs années, des centaines de familles attendent la livraison de leurs villas ou le remboursement de leurs investissements dans le projet immobilier de la Cité CDC de Bambilor. Face à cette situation, le Collectif des acquéreurs a fait face à la presse, ce mercredi 14 octobre 2026, devant le siège de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), sur la Voie de dégagement nord (VDN), pour réclamer des réponses concrètes et le respect des engagements pris.

À travers cette sortie médiatique, les acquéreurs entendent interpeller les responsables de la CDC sur plusieurs points essentiels : le respect des échéanciers convenus, la reprise effective des travaux et la fixation d’une date de livraison des villas, la résolution des occupations irrégulières signalées dans la phase 4, ainsi que la transparence dans la gestion des désistements et des réattributions.

Prenant la parole au nom du collectif, Racine Niang a rappelé que de nombreuses familles avaient choisi d’investir dans ce projet immobilier en faisant confiance à une institution publique, dans un contexte marqué par les litiges fonciers et les difficultés rencontrées auprès de certains promoteurs privés

.« Les populations, des pères et des mères de famille, ont décidé d’acquérir des villas auprès de la CDC parce qu’elles considéraient que l’État était un garant de leur sécurité et de leur accès au logement », a-t-il expliqué, déplorant le manque d’informations sur l’évolution du projet

.Selon le porte-parole, quatre phases du programme ont été concernées par les difficultés, sans que les acquéreurs disposent d’une visibilité suffisante sur le calendrier d’exécution. Il affirme que la dernière promesse faite par l’ancien directeur de la CDC portait sur le mois de juin 2026. Toutefois, entre cette échéance et le mois d’octobre, aucune information satisfaisante n’aurait été communiquée aux familles.

Cette absence de communication suscite une profonde inquiétude chez les acquéreurs, dont certains espéraient obtenir leurs villas après un ou deux ans d’attente. D’autres, confrontés à des difficultés financières, ont préféré se désister et demander le remboursement de leurs investissements.

Mais, selon Racine Niang, les modalités de remboursement proposées n’auraient pas été exécutées conformément aux attentes des acquéreurs. Il dénonce notamment le non-respect des engagements pris et l’absence de réponses claires aux nombreuses relances adressées aux responsables de l’institution.

Au-delà des retards de livraison et des remboursements attendus, la situation de la phase 4 constitue une autre source de préoccupation majeure. Le collectif fait état de constructions réalisées par des tiers sur des terrains concernés par le projet, une situation qui soulève des interrogations sur les conditions de sécurisation des parcelles et les solutions envisagées pour les acquéreurs concernés.

Face à cette situation, le collectif demande que les personnes ayant souscrit pour la phase 4 et souhaitant toujours bénéficier d’un logement puissent être relogées dans les autres phases disponibles. Celles qui ont choisi de se désister réclament, pour leur part, le remboursement de leurs fonds dans des conditions claires et transparentes.

Pour Racine Niang, les conséquences de cette situation dépassent largement la question immobilière. Certaines familles continuent de rembourser des prêts bancaires tout en supportant des charges locatives, alors qu’elles espéraient accéder à leur propre logement. D’autres acquéreurs auraient perdu leur emploi, tandis que certains sont décédés sans avoir pu bénéficier des villas pour lesquelles ils avaient investi.

Le porte-parole évoque ainsi une situation devenue particulièrement éprouvante sur le plan social et financier, appelant les autorités à prendre la mesure des difficultés vécues par les familles.

Malgré leur exaspération, les membres du collectif affirment ne pas vouloir engager, dans l’immédiat, une confrontation avec la CDC. Ils privilégient une démarche fondée sur le dialogue, la concertation et la recherche de solutions concrètes.« Nous ne sommes pas dans une dynamique conflictuelle.

Nous voulons d’abord faire comprendre aux autorités de la CDC que nous sommes des partenaires. Des partenaires doivent discuter et communiquer », a déclaré Racine Niang.

Le collectif espère notamment que la nouvelle direction de la CDC pourra assurer la continuité des engagements pris par l’institution et fournir des informations précises sur l’état d’avancement du projet, les délais de livraison et les modalités de remboursement.

Toutefois, en l’absence de réponses satisfaisantes, les acquéreurs n’excluent pas d’envisager d’autres démarches pour défendre leurs intérêts et obtenir réparation.

À travers cette mobilisation, le Collectif des acquéreurs de la Cité CDC de Bambilor lance ainsi un appel à la responsabilité des autorités compétentes. Pour ces familles, l’enjeu est désormais clair : obtenir des engagements précis, un calendrier crédible et des solutions effectives afin de sortir d’une attente qui pèse lourdement sur leur quotidien.

Moussa Diba

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