
Le gouvernement sénégalais a procédé, ce jeudi 1er octobre 2026, au lancement officiel des paiements des Bourses de sécurité familiale, sous l’égide de la Délégation générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale (DGPSN), en présence de Marie Angélique Mame Selbé Diouf, ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités.
Cette reprise marque une nouvelle étape dans le renforcement du dispositif national de protection sociale. Pour l’année 2026, le nombre de ménages inscrits au Registre national unique (RNU) passe à 469 497, contre 355 013 précédemment. L’enveloppe consacrée au programme est, quant à elle, portée à 70 milliards de francs CFA.
L’opération vise principalement à soutenir les ménages les plus vulnérables, tout en poursuivant le processus de re-certification des bénéficiaires afin de garantir davantage de transparence, d’équité et de ciblage dans l’attribution des allocations.

Présidant la cérémonie de lancement, la ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités a souligné que la reprise des paiements traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la solidarité nationale et d’assurer une distribution plus équitable des ressources
.« La reprise du paiement des Bourses de sécurité familiale marque une volonté de renforcer la solidarité nationale, gage d’une distribution plus équitable et rationnelle des ressources de la nation », a-t-elle déclaré.
Selon Marie Angélique Mame Selbé Diouf, cette politique s’inscrit dans la vision portée par l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050, qui ne se limite pas aux objectifs de croissance économique, mais accorde également une place importante à la construction d’un système de protection sociale inclusif et efficace.
Lancée en 2013, la Bourse de sécurité familiale est devenue, selon la ministre, l’un des principaux instruments de lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité au Sénégal. Au-delà du transfert monétaire, le programme vise à renforcer la résilience des ménages et à préserver leur dignité.
La relance du programme s’accompagne d’un élargissement du nombre de bénéficiaires inscrits au RNU. Celui-ci passe de 355 013 à 469 497 ménages, soit une augmentation significative de la couverture du dispositif.

Cette extension est accompagnée d’une mobilisation budgétaire de 70 milliards de francs CFA pour 2026, afin de soutenir les ménages identifiés comme vulnérables dans le cadre du processus de ciblage national.
La ministre a également rappelé l’attention accordée aux personnes vivant avec un handicap, notamment aux détenteurs de la Carte d’égalité des chances, ainsi qu’aux populations pauvres et vulnérables.
« La protection sociale n’est pas une variable d’ajustement, mais une priorité absolue », a-t-elle affirmé.
Au-delà de l’aide financière directe, les Bourses de sécurité familiale doivent contribuer à améliorer les conditions de vie des ménages bénéficiaires et à soutenir leurs dépenses essentielles.
La ministre a notamment invité les bénéficiaires à considérer ces allocations comme un instrument de solidarité nationale destiné, entre autres, à accompagner la scolarité des enfants et à renforcer l’autonomisation économique des familles.

Mme Marie Angélique Mame Selbé Diouf a également salué l’accompagnement de la Banque mondiale et des différents partenaires au développement dans la construction et le renforcement du système national de protection sociale.
Elle a félicité la DGPSN pour le travail réalisé en vue de la reprise effective des paiements et a associé à ces remerciements le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, ainsi que les différentes structures mobilisées dans le processus.
Avec cette nouvelle phase, le gouvernement entend ainsi consolider le dispositif de protection sociale et mieux répondre aux besoins des ménages les plus vulnérables, dans une logique de ciblage, d’équité et de solidarité nationale.
Moussa .Diba
















