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À Louga, le FSDT sonne la mobilisation pour la grève générale des 21, 22 et 23 octobre

Réuni ce dimanche 20 septembre à la Bourse du travail Aldiouma Sarr de Louga, le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT) a exposé ses revendications et appelé les travailleurs à se mobiliser en vue de la grève générale de 72 heures prévue les 21, 22 et 23 octobre 2026. Au cœur des tensions : l’application des engagements sociaux, les réformes du Code du Travail et du Code de Sécurité sociale, le pouvoir d’achat, les libertés syndicales et la protection sociale.

Cette rencontre, animée par des secrétaires généraux des centrales syndicales membres du FSDT, s’est déroulée en présence du coordonnateur technique du Front, Pape Birama Diallo, ainsi que de plusieurs responsables et militants syndicaux.

Prenant la parole au nom du FSDT, Pape Birama Diallo a expliqué que cette tournée régionale vise à informer les travailleurs, échanger avec les bases syndicales et présenter les enjeux liés à la situation sociale actuelle. Selon lui, cette démarche s’inscrit dans le prolongement de plusieurs mois de discussions entre les organisations syndicales et le Gouvernement.

Le coordonnateur du FSDT a rappelé que les premières mobilisations syndicales avaient notamment porté sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail, les libertés syndicales, la sécurité de l’emploi, la protection sociale et l’application des accords conclus avec les travailleurs.

Ces discussions avaient conduit, selon le Front, à la signature du Pacte national de stabilité et d’émergence économique. Le FSDT estime toutefois que l’évaluation de sa mise en œuvre a fait apparaître des résultats jugés insuffisants au regard des engagements pris.

Le Front évoque notamment des difficultés persistantes concernant l’application des accords sectoriels, les licenciements de travailleurs et de responsables syndicaux, les libertés syndicales, le pouvoir d’achat, l’emploi et la protection sociale.

La réforme du Code du Travail et du Code de Sécurité sociale constitue également l’un des principaux points de désaccord entre le FSDT et le Gouvernement.

Le Front affirme ne pas être opposé au principe d’une réforme de la législation sociale, mais réclame une concertation approfondie avec les organisations syndicales. Il conteste notamment certaines dispositions relatives au contrat à durée déterminée (CDD) et à la gouvernance des institutions de prévoyance sociale.

Dans son document de mobilisation, le FSDT affirme que l’allongement du CDD jusqu’à quatre ans pourrait, selon son analyse, accentuer la précarité de l’emploi. Il demande également une révision des dispositions relatives à la gouvernance des institutions de prévoyance sociale.

Le Front réclame par ailleurs le respect du principe du tripartisme, en référence à la Convention n°144 de l’Organisation internationale du Travail (OIT).

Au-delà de la réforme des deux Codes, le FSDT met en avant une série de revendications sociales. Parmi celles-ci figurent la réintégration des travailleurs qu’il considère comme abusivement licenciés, l’extension de l’indemnité de logement à certaines catégories d’agents, l’allongement de l’âge de la retraite à 65 ans et la revalorisation des pensions.

Le Front demande également la mise en œuvre des engagements pris avec différents secteurs, notamment l’éducation, la santé, les collectivités territoriales, les transports et les personnels des universités publiques.

Sur le plan économique, il réclame une baisse des prix des denrées de première nécessité, de l’eau, de l’électricité et des hydrocarbures, ainsi qu’une réduction de la fiscalité sur les salaires.

Face à ce qu’il considère comme une insuffisance du dialogue social, le FSDT a annoncé un nouveau plan d’action comprenant une grève générale de 72 heures, une marche nationale et la poursuite des assemblées générales dans les régions.

Le Front appelle ainsi les travailleurs des secteurs public, privé et informel à observer les trois journées de grève prévues les 21, 22 et 23 octobre 2026

.À Louga, la conférence publique a donc constitué une étape de la campagne d’information et de mobilisation engagée par les organisations syndicales membres du FSDT. Le Front affirme toutefois que la porte du dialogue demeure ouverte, à condition que celui-ci permette, selon ses responsables, d’aboutir à des engagements précis et effectivement appliqués.

« Sans dialogue social, la seule arme qui reste est la grève générale », affirme le FSDT dans son appel à la mobilisation.

Moussa Diba

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