
L’Agence de Développement Municipal (ADM) franchit une nouvelle étape dans la structuration des acteurs locaux chargés de la gestion des eaux pluviales. Le mardi 1er septembre 2026, son Directeur général, Dr Mamouth Diop, a officiellement lancé un processus visant à faire évoluer les Comités locaux de gestion des eaux pluviales (COLIGEP) vers un modèle d’entreprises sociales et solidaires.
La rencontre a réuni des élus locaux, des agents techniques de l’État ainsi que des animateurs des COLIGEP. L’objectif est de renforcer durablement les capacités de ces structures et de leur permettre de jouer un rôle accru dans la gestion et la préservation des infrastructures d’assainissement.
Créés autour d’une dynamique essentiellement bénévole, les COLIGEP sont appelés à franchir un nouveau cap. L’ADM souhaite désormais favoriser leur transformation en entités capables de développer des activités économiques tout en conservant leur vocation sociale et leur ancrage territorial.
Selon Dr Mamouth Diop, cette évolution permettra de mettre en place « de nouvelles entités plus en phase avec l’esprit social et solidaire ». Ces structures devront reposer sur des principes et des valeurs partagés par l’ensemble des parties prenantes.
Pour le directeur général de l’ADM, cette mutation constitue « un moment important » dans le développement institutionnel des COLIGEP. Elle doit notamment contribuer à leur donner davantage de moyens pour assurer leurs missions sur le long terme.
Au-delà de la seule question de l’assainissement, cette réforme vise à repositionner les COLIGEP dans la chaîne de valeur du développement territorial. La nouvelle orientation devrait ainsi permettre de mieux articuler gestion des infrastructures, création d’activités économiques et mobilisation des compétences locales.
La transformation envisagée comporte toutefois plusieurs défis, notamment en matière de gouvernance, de financement et d’organisation. La mise en place d’entreprises sociales et solidaires nécessitera en effet un cadre clair permettant de concilier performance économique, utilité sociale et intérêt collectif.
Après plusieurs années d’intervention sur le terrain, les COLIGEP devront progressivement intégrer les différentes dimensions liées à leur nouvelle vocation. L’ADM prévoit ainsi de travailler sur les aspects juridiques, organisationnels et financiers de cette transformation.
Cette démarche devrait favoriser une meilleure autonomie des acteurs locaux et contribuer à la pérennisation des investissements réalisés dans le domaine de la gestion des eaux pluviales.
À travers cette initiative, l’ADM entend donc faire des COLIGEP des acteurs locaux mieux structurés, capables non seulement de participer à l’entretien des infrastructures d’assainissement, mais aussi de contribuer à l’émergence d’une économie sociale et solidaire au service du développement des territoires.Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement










