La cérémonie a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles Mamadou Diop, Secrétaire général du ministère de la Justice, Me Mor Ndiaye, Directeur général de l’ONRAC, Me Bocar Sow, Président du Conseil d’administration, ainsi que des représentants des juridictions, des forces de défense et de sécurité et des partenaires institutionnels.
Présidant la cérémonie, Mamadou Diop, Secrétaire général du ministère de la Justice, a salué les résultats obtenus par cette jeune institution qu’il considère désormais comme un maillon essentiel de la chaîne pénale. Il a souligné que la récupération des avoirs criminels ne constitue plus un simple complément des poursuites judiciaires, mais un instrument stratégique permettant de priver les criminels des profits tirés de leurs activités illicites tout en renforçant les ressources publiques.
Selon lui, les biens autrefois abandonnés ou dépréciés sont désormais identifiés, saisis, gérés et valorisés avec transparence, contribuant ainsi au renforcement de l’État de droit. l a également insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes afin d’adapter l’ONRAC à l’évolution de la criminalité financière, notamment par la modernisation du cadre juridique, le renforcement de ses prérogatives, l’amélioration des moyens humains, techniques et budgétaires ainsi que le développement de la coopération internationale.
Prenant la parole, Me Mor Ndiaye, Directeur général de l’ONRAC, a rappelé que l’Office contribue désormais de manière significative à la mobilisation des ressources publiques en transformant les biens issus de la criminalité en ressources utiles à la collectivité. Il a indiqué que chaque bien saisi et valorisé grâce à une gestion professionnelle et à des ventes aux enchères publiques transparentes représente une victoire contre les réseaux criminels.
Le Directeur général a également mis en avant la reconnaissance internationale dont bénéficie aujourd’hui le modèle sénégalais, citant l’expérience de l’ONRAC comme une référence en matière de recouvrement des avoirs criminels. Il a toutefois averti que les nouvelles formes de criminalité financière, de plus en plus transnationales et numérisées, imposent une montée en puissance de l’institution à travers le renforcement de ses capacités opérationnelles, la digitalisation de ses outils et l’approfondissement de la coopération internationale.
De son côté, Me Bocar Sow, Président du Conseil d’administration, a salué le travail accompli par la Direction générale et l’ensemble du personnel depuis la création de l’Office. Il a rappelé que la transparence demeure le socle de la crédibilité de l’institution, notamment dans la gestion des biens saisis, des comptes et des ventes aux enchères publiques.
Évoquant les perspectives, il a présenté trois priorités majeures pour les prochaines années : la digitalisation complète des procédures de gestion des avoirs criminels, le renforcement de la présence territoriale de l’ONRAC afin de rapprocher ses services des juridictions de l’intérieur du pays, et le développement du rayonnement international de l’institution à travers une coopération renforcée avec les partenaires étrangers.
Cinq ans après sa création, l’ONRAC affiche ainsi un bilan marqué par la récupération de plus de 35 milliards de FCFA pour les finances publiques, tout en affirmant son ambition de faire du Sénégal une référence africaine en matière de gestion et de recouvrement des avoirs criminels.
Moussa Diba










