
Après dix années passées dans l’opposition, le PAICV, dirigé par son président Francisco Carvalho, entend porter un projet de transformation politique, économique et sociale autour du slogan « Cabo Verde para Todos » (« Un Cap-Vert pour tous »).
Mme Gisèle Lopes d’Almeida a rappelé que cette investiture en première position constitue la reconnaissance d’un engagement constant au service des communautés capverdiennes vivant sur le continent africain. Candidate placée en troisième position en 2016 puis en deuxième position en 2021, elle affirme avoir défendu depuis une décennie les préoccupations de la diaspora africaine au sein de l’Assemblée nationale capverdienne.
Parmi les combats majeurs portés par la députée figure la révision de la loi sur la nationalité, afin de faciliter l’accès à la nationalité capverdienne pour les descendants de la diaspora historique africaine. Elle a également mis en avant son implication dans les questions de mobilité, de libre circulation au sein de l’espace CEDEAO, d’amélioration des services consulaires et de défense de la dignité des communautés capverdiennes établies en Afrique.
La responsable politique coordonne par ailleurs l’organisation électorale dans plusieurs pays africains, notamment en Angola, à São Tomé-et-Principe, en Guinée-Bissau et au Maroc. Elle a toutefois précisé qu’aucun scrutin ne pourra être organisé au Mozambique ni en Côte d’Ivoire en raison de l’absence de recensement électoral.
Dans son intervention, Mme Gisèle Lopes d’Almeida a dressé un tableau critique de la situation politique et économique du Cabo Verde sous la gouvernance du MPD. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme un recul démocratique marqué par « l’instrumentalisation des institutions et de la justice à des fins politiques », ainsi qu’une politique de privatisation touchant des secteurs stratégiques comme les ports, les aéroports, les transports aériens et maritimes.
Selon elle, ces choix ont fragilisé l’économie nationale et aggravé les difficultés sociales, notamment chez les jeunes confrontés au chômage, à la précarité et à l’émigration. Elle a également évoqué les coupures récurrentes d’eau et d’électricité, les difficultés du transport inter-îles ainsi que les perturbations dans le transport aérien affectant les citoyens et la diaspora.
Face à cette situation, la candidate du PAICV affirme défendre, avec Francisco Carvalho, une alternative fondée sur la justice sociale, le renforcement des institutions démocratiques et une gouvernance plus inclusive.
Le programme présenté pour la circonscription Afrique s’articule autour de plusieurs priorités :
● faciliter l’accès à la nationalité capverdienne ;
● améliorer les services consulaires ;
● renforcer la coopération sanitaire avec le Sénégal ;
● soutenir la jeunesse, la formation et les bourses ;
● valoriser les compétences de la diaspora ;
● développer l’entrepreneuriat et les investissements entre l’Afrique et le Cabo Verde ;
● promouvoir la culture capverdienne et l’économie créative ;
● renforcer l’intégration économique africaine du Cabo Verde.
Mme Gisèle Lopes d’Almeida a également plaidé pour la création d’un corridor africain d’investissement et d’intégration économique, estimant que la diaspora africaine doit être considérée comme « une force stratégique pour l’avenir de la Nation ».
Elle a enfin appelé les électeurs capverdiens de la diaspora africaine à participer massivement au scrutin du dimanche 17 mai 2026.
Au Sénégal, les opérations de vote se dérouleront :
■ à la mairie de Thiès ;
■ à la mairie de Baobab pour Grand-Dakar ;
■ au Centre Culturel Douta Seck pour le Plateau ;
■ ainsi qu’à l’ambassade du Cap-Vert à Dakar.
Clôturant son intervention, Mme Gisèle Lopes d’Almeida a exhorté les électeurs à ne pas s’abstenir :
« Voter, c’est défendre notre dignité, notre avenir et la place de notre diaspora dans le développement de Cabo Verde. Le 17 mai, votons pour le changement. »
Moussa Diba










