

Ces ateliers ont réuni inspecteurs, méthodologues, responsables d’établissements de formation, ainsi que des partenaires techniques et financiers, autour d’un objectif commun : concevoir des référentiels de formation adaptés aux besoins réels du marché de l’emploi dans le secteur sportif.
Prenant la parole, Philippe Seck Ngom, inspecteur des spécialités de la formation professionnelle et technique à l’Académie de Dakar, a expliqué que cette initiative vise à corriger l’inadéquation entre formation et emploi. Il a détaillé le processus d’élaboration des programmes basé sur cinq documents essentiels, allant de l’analyse des situations de travail jusqu’au guide d’organisation pédagogique.
Selon lui, cette réforme intervient dans un contexte où le sport n’est plus seulement une activité de loisir, mais une véritable industrie nécessitant des compétences structurées et certifiées. « Il devient indispensable de formaliser ces métiers à travers des diplômes reconnus », a-t-il insisté.
De son côté, Aliou Ba, inspecteur des sports et méthodologue, a salué une avancée majeure dans la structuration du secteur. Il a rappelé que ces BTS, accessibles aux titulaires du baccalauréat, déboucheront sur des diplômes d’État, ouvrant ainsi la voie à des carrières professionnelles solides ou à la poursuite d’études.
Il a également mis en avant les efforts du ministère pour renforcer les capacités en ingénierie de formation, notamment à travers la formation récente de nouveaux méthodologues et la mise en place de dispositifs d’assurance qualité.
Pour Mousse Dior Diop, représentant de l’IFM Sports, l’enjeu principal reste l’employabilité des jeunes. Il a souligné que l’institut affiche déjà un taux d’insertion avoisinant les 48 %, tout en développant des programmes orientés vers l’entrepreneuriat sportif.
« Nous ne formons pas seulement des demandeurs d’emploi, mais aussi des créateurs d’entreprises capables de dynamiser l’économie du sport », a-t-il déclaré. Il a également insisté sur la nécessité de délivrer des diplômes reconnus par l’État, condition essentielle pour rassurer les parents et faciliter l’insertion professionnelle des apprenants.
Les discussions ont par ailleurs mis en lumière l’importance croissante de l’intelligence artificielle dans les métiers du sport. Déjà intégrée dans certaines formations, elle représente un levier stratégique pour l’innovation, la visibilité internationale des programmes et la création de nouvelles opportunités d’emploi.
À travers ces ateliers, les autorités sénégalaises et leurs partenaires posent ainsi les bases d’une professionnalisation accrue du secteur sportif, en phase avec les standards internationaux et les exigences d’un marché en pleine mutation.
Moussa Diba







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