La rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels et partenaires techniques, notamment Matar NDAO, directeurgénéralde ANEC, Adjane David TANOH, représentant de la Coopération Enabel et Pape Ngora THIAN, représentant le ministre Moussa Balla FOFANA, ainsi que des élus locaux et des partenaires au développement.
Lancé en mai 2021 avec l’appui de l’Union européenne et mis en œuvre avec le concours de ENABEL et Civipol, le programme NEKKAL , anciennement PARSIEC ,vise à moderniser en profondeur le système d’état civil sénégalais.
Doté d’un financement de près de 18 milliards de FCFA sur 42 mois, il a permis d’engranger des résultats significatifs, notamment :
● la numérisation progressive de millions d’actes d’état civil,
● la mise en place de systèmes d’information modernes,
● la formation de plus de 4 000 agents,
● et le renforcement des infrastructures administratives.
Cette phase de capitalisation vise à consolider ces acquis et à orienter les futures interventions.
Prenant la parole, le directeur général de l’ANEC, Matar NDAO, a insisté sur la portée stratégique du programme :
« Nous ne parlons pas d’un simple projet technique, mais de souveraineté, de justice et de l’existence même des citoyens dans la République. »
Reconnaissant les avancées enregistrées, il a toutefois souligné les défis persistants, notamment les disparités territoriales et les insuffisances en matière de coordination. Il a ainsi appelé à accélérer la transformation du secteur.
Dans cette dynamique, il a annoncé une orientation claire : la digitalisation de l’état civil sera désormais une obligation pour l’ensemble des acteurs administratifs.
L’ambition des autorités est de bâtir un système d’état civil :
■ entièrement interconnecté,
■ sécurisé et fiable,
■ accessible à tous les citoyens,
■ et capable de produire des données fiables pour les politiques publiques.
Des assises nationales de l’état civil sont d’ailleurs annoncées pour identifier les contraintes et définir des engagements concrets.
Intervenant au nom du ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, Pape Ngora THIAN a salué un « moment décisif » pour le secteur :
« Il est essentiel d’évaluer les acquis, d’identifier les insuffisances et de tracer les perspectives d’un état civil moderne, sécurisé et accessible. »
De son côté, le représentant de ENABEL, Adjane David TANOH, a évoqué « le couronnement de plus de cinq années d’efforts », tout en plaidant pour la poursuite des actions à travers une nouvelle phase du programme.
À travers cet atelier, l’État du Sénégal affiche sa volonté de franchir un nouveau cap dans la modernisation de l’administration publique.
Au-delà des avancées techniques, le programme NEKKAL s’impose désormais comme un levier essentiel pour garantir l’identité juridique des citoyens et renforcer la gouvernance publique.
La prochaine étape consistera à transformer les acquis en réformes durables, dans la perspective d’un état civil totalement digitalisé et inclusif à l’horizon 2026 et au-delà.
Moussa Diba







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