Présent à l’ouverture du Sommet des Leaders à Belém, en prélude à la COP30, le ministre sénégalais de l’Environnement et de la Transition écologique, Dr Abdourahmane Diouf, a livré un discours fort et empreint d’urgence, appelant à une mobilisation collective face à la crise climatique mondiale.
Selon le ministre, cette rencontre illustre plus que jamais la nécessité d’une action concertée et ambitieuse :
« Cette rencontre démontre une fois de plus l’urgence de l’action collective face à la crise écologique. L’année 2025, légèrement plus chaude que la précédente, est déjà considérée comme la plus chaude jamais enregistrée, marquée par des désastres climatiques dévastateurs comme l’ouragan Mélisa dans les Caraïbes », a déclaré Dr Diouf.
Il a souligné que l’urgence climatique menace non seulement la vie humaine, mais aussi les infrastructures, les écosystèmes et les moyens de subsistance à travers le monde.
« Aucun continent n’est épargné. Les pays les plus vulnérables, souvent les moins émetteurs de gaz à effet de serre, subissent de plein fouet les conséquences de cette crise », a-t-il regretté, appelant à « inverser la tendance » lors de la COP30 à venir.
Le ministre a insisté sur la nécessité d’une trajectoire globale de neutralité carbone d’ici 2050, précisant que chaque fraction de degré compte pour limiter la hausse de la température mondiale à 1,5°C
Évoquant la situation du Sénégal, Dr Abdourahmane Diouf a rappelé que son pays n’est pas épargné par les effets du changement climatique.
« Au-delà d’un enjeu environnemental, le changement climatique représente également un risque économique majeur pour nos nations », a-t-il affirmé.
Malgré un financement insuffisant, le Sénégal a respecté son engagement inconditionnel de réduction de 7 % de ses émissions depuis 2010, tout en investissant plus de 4,5 milliards de dollars dans des projets d’atténuation et d’adaptation, représentant près de 40 % du budget national.
Le ministre a également mis en avant les avancées réalisées dans le domaine de la transition énergétique, notamment l’atteinte de 30 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique national, avec un objectif de 40 % d’ici 2035, conformément à la vision 2050 du gouvernement.
Le Sénégal, a rappelé Dr Diouf, a élaboré un Plan d’investissement pour une transition énergétique juste, et réitère son plaidoyer pour un financement climatique plus soutenu et plus équitable.
Il a par ailleurs mis en avant les efforts entrepris dans le cadre de la Grande Muraille Verte, ainsi que les actions de lutte contre la déforestation et le trafic illicite de bois, saluant à cet égard les initiatives du Brésil, pays hôte du Sommet.
« Le Sénégal salue les efforts du Brésil dans la lutte contre la déforestation, un combat que nous partageons pour la préservation de nos écosystèmes », a-t-il déclaré.
En conclusion, Dr Abdourahmane Diouf a réaffirmé l’engagement du Sénégal envers la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques et l’Accord de Paris, annonçant l’élaboration de la troisième génération de la Contribution Déterminée au niveau National (CDN) et d’une stratégie climat à long terme à l’horizon 2050.
« Au nom du Président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye, je formule le vœu que les résultats de cette COP30 consolident un partenariat global pour une action climatique juste, tournée vers un avenir prospère et durable, dans un esprit de solidarité pour la préservation de notre maison commune », a conclu le ministre.
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