Invité spécial de la 7ᵉ édition du Salon Afrique Unie (SAU), organisée les 15 et 16 octobre 2026 à Dakar, Master Coach Raphaël Djine, CEO de Dispensation Investment Group, a rencontré la presse ce samedi 17 octobre. À cette occasion, l’expert a présenté sa vision du développement économique du Sénégal, mettant l’accent sur la formation professionnelle, l’entrepreneuriat, la valorisation des ressources locales et la mobilisation de la diaspora africaine pour apporter des réponses concrètes au chômage des jeunes
.Au lendemain de cette rencontre consacrée à l’investissement et à l’entrepreneuriat africain, Raphaël Djine entend inscrire son engagement dans une dynamique d’action. Pour lui, la lutte contre le chômage des jeunes passe notamment par le renforcement des compétences, la création d’activités génératrices de revenus et le développement de partenariats entre les acteurs locaux et la diaspora.« Nous ne devons pas seulement nous asseoir et ne rien faire », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de transformer les initiatives en solutions pratiques capables de répondre aux besoins des populations.
Selon lui, les efforts engagés en faveur de la jeunesse doivent s’accompagner de programmes de formation adaptés aux réalités économiques et aux opportunités offertes par les marchés nationaux et internationaux. Il a notamment évoqué les échanges avec plusieurs responsables institutionnels et les perspectives de collaboration avec les acteurs du secteur privé.
Parmi les secteurs identifiés, l’élevage occupe une place importante dans la stratégie défendue par l’expert. Raphaël Djine estime que cette activité présente un potentiel considérable pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes, notamment à travers l’élevage des moutons et des chèvres.
Il a évoqué un marché sénégalais de l’élevage estimé à plus de 2,2 milliards de dollars, tout en insistant sur la nécessité de mieux structurer les activités, d’améliorer les compétences des producteurs et d’accroître la valeur ajoutée des produits locaux
.Pour illustrer cette ambition, il a présenté l’exemple de Madina, une jeune responsable qui gère près de 3 500 chèvres. Une expérience qui, selon lui, démontre que les jeunes peuvent accéder à des responsabilités importantes dans les filières agricoles et animales, à condition de bénéficier d’un accompagnement adéquat.

L’objectif est également de permettre aux éleveurs sénégalais de mieux répondre aux exigences des marchés, d’améliorer la rentabilité de leurs activités et d’explorer les débouchés internationaux. Raphaël Djine a ainsi évoqué les possibilités d’exportation de viande vers des marchés plus rémunérateurs, notamment celui des États-Unis, sous réserve de satisfaire aux normes sanitaires, de qualité et de traçabilité requises
.Au-delà de l’élevage, le CEO de Dispensation Investment Group mise sur les opportunités offertes par le numérique et le travail à distance. Il estime que les ingénieurs, les architectes, les professionnels de la relation client et d’autres travailleurs qualifiés peuvent accéder à des marchés internationaux sans nécessairement quitter le Sénégal.
« Avec Internet, on peut travailler à distance à partir du Sénégal », a-t-il souligné, plaidant pour des formations ciblées permettant aux jeunes d’acquérir des compétences recherchées à l’échelle mondiale.
Dans cette perspective, il a évoqué les programmes de formation développés au sein de son organisation, notamment dans les domaines de la vente, de la communication et de l’influence commerciale. L’ambition est de donner aux jeunes les outils nécessaires pour développer des activités, accéder à de nouveaux clients et faire grandir leurs projets.
Pour Raphaël Djine, il ne suffit pas de produire : il faut également savoir valoriser les produits, identifier les marchés les plus rémunérateurs et développer des stratégies commerciales adaptées. Il a notamment cité la possibilité de produire localement des denrées comme le piment et de les commercialiser sur des marchés offrant de meilleures perspectives de revenus.
L’expert a également attiré l’attention sur la dépendance du Sénégal aux importations, en prenant l’exemple du blé. Il a avancé un montant annuel d’environ 110 milliards de francs CFA consacré à cette importation et appelé à réfléchir aux possibilités de développer des alternatives locales.
À ses yeux, une meilleure valorisation des capacités de production nationales permettrait de retenir une plus grande part de la richesse dans l’économie sénégalaise, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi pour les jeunes.
Cette démarche suppose, selon lui, de soutenir les initiatives locales, d’accompagner les entrepreneurs et de faciliter l’accès aux compétences, aux marchés et aux partenariats stratégiques.

Revenant sur l’initiative « Back to Africa », lancée le 11 octobre à Paris, Raphaël Djine a souligné la volonté d’une partie de la diaspora africaine de contribuer davantage au développement du continent. Il a fait état d’une mobilisation d’environ 2 000 membres de la diaspora autour de la recherche de solutions concrètes et de possibilités d’investissement en Afrique.
Il a également indiqué que sa communauté professionnelle comptait plus de 200 Sénégalais et que l’une des fermes de son organisation aux États-Unis était gérée par une Sénégalaise.Pour lui, la diaspora ne doit pas se limiter aux transferts financiers. Elle peut aussi apporter son expertise, son expérience entrepreneuriale, ses réseaux professionnels et sa capacité à ouvrir des débouchés internationaux aux entreprises africaines.
Le Salon Afrique Unie apparaît ainsi comme un cadre de rencontres et de coopération entre entrepreneurs, institutions, investisseurs et membres de la diaspora, avec l’ambition de transformer les échanges en projets réalisables.
En conclusion, Raphaël Djine a réaffirmé sa volonté de privilégier une approche pragmatique, fondée sur la formation, l’accompagnement des jeunes et le développement de partenariats durables. Son ambition est de contribuer à faire émerger des initiatives capables de créer des emplois, de renforcer la production locale et d’offrir à la jeunesse sénégalaise de nouvelles perspectives économiques.
Moussa Diba










