À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée le 15 octobre, Mme Ikir Manal rend hommage à ces femmes dont le travail contribue à la sécurité alimentaire et au développement du Sénégal. Elle appelle à une meilleure reconnaissance de leur rôle et à des mesures concrètes pour renforcer leur autonomie économique.
Elles travaillent dans les champs, transforment les produits locaux, approvisionnent les marchés et contribuent quotidiennement à nourrir les familles sénégalaises. Pourtant, malgré leur rôle essentiel dans l’économie rurale, les femmes continuent de faire face à de nombreux obstacles qui limitent leur autonomisation et leur participation aux instances de décision.
Dans le bassin arachidier, les Niayes, la vallée du fleuve Sénégal et les zones agricoles de la Casamance, elles sont présentes à toutes les étapes de la production. Productrices, transformatrices, commerçantes, éleveuses ou pêcheuses, elles participent activement à la création de richesses et à la préservation des savoir-faire traditionnels
.À l’occasion de la Journée internationale des femmes rurales, célébrée chaque année le 15 octobre, Mme Ikir Manal met en lumière la contribution de ces actrices souvent invisibles du développement national. Pour elle, leur rendre hommage doit aller au-delà des discours et se traduire par une meilleure prise en compte de leurs besoins dans les politiques publiques
.La souveraineté alimentaire du Sénégal dépend en partie de leur travail. Derrière les produits agricoles vendus sur les marchés et les denrées transformées dans les villages se trouvent des heures d’efforts, de savoir-faire et de sacrifices. Toutefois, ces femmes restent confrontées à des difficultés persistantes, notamment l’accès limité à la terre, l’insuffisance des financements, le manque d’équipements adaptés et les difficultés de stockage, de conservation et de commercialisation
.À ces contraintes s’ajoutent les effets du changement climatique, qui fragilisent les activités agricoles et les revenus des ménages ruraux. Malgré cette situation, les femmes continuent de développer des initiatives économiques, de se regrouper en organisations et de valoriser les ressources locales pour améliorer leurs conditions de vie.
Pour Mme Ikir Manal, la reconnaissance de leur contribution doit notamment passer par un meilleur accès au foncier, au crédit, aux équipements de production et aux infrastructures rurales. Le renforcement de leurs capacités techniques et entrepreneuriales apparaît également comme un levier important pour améliorer la productivité et accroître la valeur des produits locaux.
Au-delà des questions économiques, la place des femmes rurales dans les espaces de décision constitue un autre enjeu majeur. Leur connaissance des réalités du terrain et des besoins des communautés représente un atout pour l’élaboration de politiques de développement plus adaptées et plus inclusives.
Investir dans les femmes rurales, c’est investir dans la sécurité alimentaire et l’avenir du Sénégal. C’est le message porté par Mme Ikir Manal, qui invite à dépasser les hommages symboliques pour privilégier des actions durables en faveur de ces femmes qui font vivre les territoires.
En définitive, la valorisation du travail des femmes rurales constitue un enjeu de justice sociale, d’équité et de développement durable. Leur donner les moyens de renforcer leurs activités et de participer pleinement à la vie publique revient à consolider les bases d’une économie rurale plus dynamique et d’un Sénégal plus inclusif
.Par Mme Ikir Manal










