La Ville de Dakar a officiellement lancé, samedi 17 octobre 2026, les travaux de construction de l’Hôpital moderne de niveau 3 des Parcelles Assainies. Porté par le maire de Dakar, Abass Fall, ce projet, évalué à 15,6 milliards de FCFA, vise à renforcer l’offre de soins spécialisés, à rapprocher les services de santé des populations et à contribuer au désengorgement des structures sanitaires de la capitale.
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le renforcement des infrastructures sanitaires de la région de Dakar. La cérémonie de pose de la première pierre de l’Hôpital moderne de niveau 3 des Parcelles Assainies s’est tenue officiellement ce samedi 17 octobre 2026, en présence de plusieurs autorités administratives et territoriales.
La cérémonie a notamment enregistré la présence du préfet de Dakar, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, ainsi que du maire des Parcelles Assainies, Aboubacar Djamil Sané, aux côtés d’autres responsables locaux et administratifs.

Porté par la Ville de Dakar sous la direction du maire Abass Fall, le projet prévoit la réalisation d’un établissement hospitalier d’une capacité annoncée de 320 lits, sur un terrain appartenant à la municipalité et couvrant une superficie de 16 627 mètres carrés. Le coût global prévisionnel, comprenant la construction, l’équipement et les aménagements de voirie intérieure et extérieure, est estimé à 15,6 milliards de FCFA.
Les travaux ont été confiés à l’entreprise Global Services Équipement (GSE), avec l’appui technique des cabinets Archi Design et CACO, filiale de la Caisse des dépôts et consignations.
Prenant la parole, le maire de la Ville de Dakar, Abass Fall, a exprimé son émotion et sa satisfaction à l’occasion du lancement de ce chantier, qu’il considère comme une étape importante pour les populations des Parcelles Assainies.
Selon lui, cette pose de première pierre ne constitue pas simplement le démarrage des travaux d’un bâtiment, mais la concrétisation d’une vision visant à placer la santé au cœur des priorités de l’action municipale.
« La cérémonie d’aujourd’hui symbolise notre promesse de faire de la santé une priorité de notre mandat à la tête de la Ville de Dakar et de la traduire en instrument de justice territoriale et d’action publique », a-t-il souligné.

Pour Abass Fall, cette infrastructure répond à la nécessité de doter les populations d’équipements publics à la hauteur de leur contribution au développement de la capitale. Il a rappelé que le projet est conçu pour répondre aux besoins des jeunes, des femmes, des personnes âgées et, plus largement, de l’ensemble des habitants de la commune.
Le maire a également précisé que le financement du projet reposera, dans un premier temps, sur les ressources propres de la Ville de Dakar, dans l’attente de la finalisation de l’accompagnement financier envisagé auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
À cet effet, la municipalité a inscrit dans son budget 2026 une enveloppe de 2,5 milliards de FCFA destinée à amorcer le projet. Elle prévoit ensuite de mobiliser 7 milliards de FCFA en 2027, puis 6,1 milliards de FCFA en 2028.

Le premier magistrat de la capitale a par ailleurs salué le travail des services techniques du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, des équipes municipales et des différents acteurs ayant contribué à la préparation du projet.Il a notamment rendu hommage à Abdoul Brahim Diop, directeur du développement urbain, pour sa contribution à la conception de l’infrastructure et ses longues années de service au sein de la Ville de Dakar.
Abass Fall a enfin invité l’entreprise attributaire du marché à faire preuve de rigueur, en insistant sur le respect des délais, la qualité des travaux et l’urgence de mettre l’établissement à la disposition des populations.
Représentant le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le préfet de Dakar, Chérif Mouhamadou Blondin Ndiaye, a salué le lancement d’un projet attendu par les habitants des Parcelles Assainies.
Il a notamment insisté sur l’importance de rapprocher les soins spécialisés des populations, alors que les déplacements vers d’autres structures hospitalières de la capitale constituent souvent une contrainte pour les familles confrontées à des situations d’urgence.
Pour le représentant de l’État, la réalisation de cet hôpital s’inscrit dans les orientations nationales en matière de santé, notamment dans le cadre de la Vision Sénégal 2050.

Il a rappelé que le ministère travaille à l’actualisation et à la standardisation de la carte sanitaire nationale, avec pour objectif de garantir une répartition cohérente des structures de santé, un niveau de prise en charge adapté et des plateaux techniques conformes aux normes.
Dans cette perspective, le futur établissement devrait contribuer à compléter la pyramide sanitaire de la région de Dakar, en articulation avec les postes et centres de santé existants. Il devrait également renforcer les mécanismes de référence et de contre-référence, afin que chaque patient puisse bénéficier d’une orientation correspondant à ses besoins médicaux.
La nouvelle infrastructure est aussi appelée à contribuer au désengorgement des hôpitaux du centre-ville, soumis à une forte pression liée à la demande de soins des populations de Dakar et de sa banlieue.
Le préfet a, en outre, insisté sur la nécessité de faire de l’hygiène, de la prévention des infections et de la gestion des déchets médicaux des exigences essentielles dans le fonctionnement du futur établissement.

Pour sa part, le maire des Parcelles Assainies, Aboubacar Djamil Sané, a salué la concrétisation d’un projet qu’il présente comme une réponse à un besoin majeur des populations.
Il a rappelé que la commune, qui compte plus de 300 000 habitants selon les chiffres avancés dans son intervention, reste confrontée à une pression importante sur ses infrastructures sanitaires.
Le maire a notamment évoqué la fréquentation mensuelle du centre de santé de la commune, estimée à plus de 5 100 patients, pour illustrer l’importance de la demande de soins.
À ses yeux, la construction d’un hôpital de niveau 3 permettra de renforcer la prise en charge des pathologies nécessitant des soins spécialisés et de limiter les déplacements des patients vers d’autres établissements de la capitale.

Aboubacar Djamil Sané a salué l’engagement de la Ville de Dakar, sous la conduite d’Abass Fall, ainsi que l’accompagnement du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique et le soutien financier attendu de la BOAD.Il a également appelé les populations à s’approprier cette future infrastructure, à la protéger et à en faire un patrimoine collectif au service des générations présentes et futures
.À l’endroit de l’entreprise chargée des travaux, le maire a insisté sur le respect des engagements pris, notamment en matière de qualité de construction et de délais d’exécution.
Au-delà de la pose symbolique de la première pierre, le lancement de ce chantier ouvre une nouvelle perspective pour l’offre de soins dans la capitale sénégalaise.
Avec une capacité annoncée de 320 lits et un investissement prévisionnel de 15,6 milliards de FCFA, l’Hôpital moderne des Parcelles Assainies ambitionne de renforcer l’accès aux soins spécialisés et de mieux répondre aux besoins sanitaires d’une population en croissance.

La réussite du projet dépendra désormais de la bonne exécution des travaux, de la mobilisation effective des financements et de la mise en place d’un plateau technique adapté aux missions d’un établissement hospitalier de niveau 3.
Pour les autorités présentes, l’enjeu est clair : transformer cet engagement en une infrastructure fonctionnelle, répondant durablement aux attentes des habitants des Parcelles Assainies et contribuant à une meilleure répartition des services de santé dans la région de Dakar.
M.Diba










